Des barres pour effaroucher la faune avant la fauche

Raphaël Lecocq

Un exemple de barre d’envol mise au point par le constructeur Lenormand (50)
Lenormand

Attelée à l’avant du tracteur réalisant la fauche, la barre d’effarouchement permet d’épargner en partie la faune sauvage.

Une barre transversale supportant des tubes sonores, des chaînes ou encore des peignes, un système de repliage hydraulique sinon manuel pour se déployer latéralement dans l’axe de la faucheuse attelée à l’arrière : tel est le principe de la barre d’effarouchement ou barre d’envol. Celle-ci est censée provoquer la fuite des mammifères et volatiles juste avant le passage de la faucheuse. Non sans à-propos : une étude conduite sur une parcelle de luzerne en Ille-et-Vilaine a démontré que les dégâts dus à la fauche étaient du même niveau que ceux dus à la prédation naturelle ou au prélèvement par les chasseurs.

1500 à 1800 euros

L’efficacité d’une barre d’envol n’est pas absolue car certains animaux n’ont pas le réflexe de fuir, même en réduisant sa vitesse de fauche, qui ne devrait pas dépasser les 12 km/h.  Il faut compter entre 1500 et 1800 euros pour une barre d’envol à repliage hydraulique, telle qu’en propose le constructeur Lenormand (50). Un investissement soutenu par certaines fédérations de chasse. Les bénéfices d’une barre d’envol vis à vis de la faune sauvage peuvent être amplifiés par l’adoption de bonnes pratiques comme : adopter un circuit de récolte centrifuge pour ne pas emprisonner la faune au centre de la parcelle, relever dans une certaine mesure les hauteurs de coupe, éviter l’intervention de plusieurs machines dans la même parcelle, limiter le plus possible les récoltes de nuit.

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