Distribution des fourrages : 16 euros par jour pour nourrir son troupeau

Raphaël Lecocq

16 euros par jour, matériel et main d'oeuvre compris : c'est l'estimation faite par les Cuma de l'Ouest. La solution ? Une désileuse automotrice achetée en groupe, conduite par un salarié

16 euros par jour ou 17 euros pour 1000 litres de lait : telles sont les conclusions chiffrées des Cuma de l'Ouest et qui s'appuient sur un panel de 81 machines disséminées dans 12 départements et donc utilisées en groupe. Ce prix de revient intègre la main d'oeuvre, la conduite de la machine étant dans ce cadre là confiée à un salarié. A titre de comparaison, les Cuma évaluent à 18 € pour 1000 litres de lait, hors frais de main d'oeuvre, l'usage individuel d'une désileuse-pailleuse tractée.

Levier de performances

En dépit du montant de l'investissement, qui oscille entre 130 000 et 170 000 euros selon les capacités et les spécificités, une automotrice peut faire rimer rentabilité et compétitivité. Et révéler d'autres bénéfices : réduction du temps de travail, amélioration des résultats techniques, maîtrise des coûts, dynamique de groupe, meilleure parade face aux accidents de la vie. Les constructeurs ne s'y sont pas trompés. Il sont aujourd'hui une bonne quinzaine à disposer d'une automotrice à leur catalogue, autour de trois concepts différents (vis verticale, vis horizontale, pale).

Autonome et polyvalente, la désileuse automotrice soigne sa compétitivité et fait valoir ses atouts qualitatifs (Doc Lucas G)

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