Drones : les nouveaux yeux des agriculteurs

JA Mag

Drones : les nouveaux yeux des agriculteurs

Dans les champs, les bourdonnements des insectes seront bientôt rejoints par ceux des drones. Autonomes ou téléguidés, ces mini-hélicoptères de seulement quelques kilos pourraient bien devenir les yeux des agriculteurs. Grâce à leurs capteurs embarqués, ils prennent des photos aériennes. Traités par un logiciel d’analyse, ces clichés fournissent une cartographie des parcelles.

Les drones pourraient ainsi faciliter le pilotage de l’azote sur blé, espère la chambre d’Agriculture de l’Eure, qui se prépare à lancer un essai. En mesurant la lumière réfléchie par les plantes, il est possible d’estimer l’état du couvert végétal. Idem pour le maïs, difficile à observer quand il est haut. Autre possibilité, apprécier l’état des cultures en sortie d’hiver (dégâts du gel, détection des carences). Des drones sont déjà utilisés pour détruire les nids de frelons asiatiques haut-perchés dans les arbres.

Les vignerons sont aussi sur les rangs. Le projet Vitidrones rassemble plusieurs acteurs (notamment le constructeur Fly-n-Sense et le distributeur Vitivista) et devrait déboucher sur une commercialisation des services en 2014. Il s’agit là aussi d’observation aérienne : mesure de la maturité des raisins et des besoins en eau, détection des attaques de maladies, etc.

Les drones ne manquent pas d’atouts par rapport à ses concurrents (avion et satellite). Volant à basse altitude (150 m maximum), ils ne sont pas affectés par les nuages. Leur coût est dix fois moins élevé que l’avion. La chambre d’Agriculture de l’Eure évalue à une heure le temps nécessaire pour cartographier 100 ha. Côté prix, le drone d’Airod technologies, téléguidé par l’agriculteur depuis le sol, coûte autour de 5 000 €. D’autres machines peuvent toutefois dépasser les 20 000 €. Des montants qui peuvent inciter à des achats collectifs.

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Commentaires 1

Agridrone

Ravi de voir qu'après 3 ans d'existence d'AIRINOV les initiatives se multiplient dans les pas de cette PME, née dans la grange d'un agriculteur. Attention toutefois à ne pas confondre les avancées rigoureuses d'un projet sérieux par trop d'imitations bricolées ou bradées, sans identité agricole ni références agronomiques, parce qu'à 5.000€ aujourd'hui vous n'obtiendrez pas de carte de conseil agronomique, c'est certain !
Les pionniers du drone agricole ;-)

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