Expérimentation colza : Le semoir monograine est adapté au semis de colza

Raphaël Lecocq

Le Cetiom a mené des essais de semis de précision à grand écartement. Moyennant quelques précautions, la technique peut concilier rendement et économies d'intrants.

Comme son nom l'indique, le semoir de précision se distingue par sa capacité à mettre en terre une nombre très précis de graines au m2, à une profondeur constante, avec réappui final. Tournesol et maïs en étaient jusqu'à présent les principaux bénéficiaires. Le colza pourrait profiter des mêmes avantages, à la lumière d'essais conduits par le Cetiom, qui a expérimenté des largeurs de semis de 55-60 cm (type tournesol) et 75-80 cm (type maïs). Moyennant le respect d'un densité linéaire adéquate, les rendements sont similaires aux semis conventionnels, en terres profondes et moyennement profondes. Dans les terres superficielles, les semis à plus de 60 cm d'écartement sont par contre plus risqués.

Moins d'intrants

La bonne réponse du colza aux semis à grand écartement tient dans la capacité de l'espèce à compenser une faible densité de pieds au m2 par une production importante de ramifications, à condition d'être correctement alimentée en azote à l'automne. Les incidences d'un semis de colza au semoir de précision ne sont pas neutres. Outre des économies de semences, un moindre recours aux régulateurs peut être escompté du fait d'une diminution des risques d'élongation. Enfin, les grands écartements favorisent l'introduction du binage dans les itinéraires culturaux.

Le semoir monograine est de plus en plus utilisé pour implanter les colzas (Doc Monosem)

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