Fertilisation : Sat :scan permet de moduler instantanément les trois apports d'azote sur blé

Raphaël Lecocq

Le capteur de biomasse permet de moduler les trois apports d'azote sur blé. Egalement opérationnel sur orge et colza, il pourrait à l'avenir s'atteler à l'avant du pulvérisateur, pour moduler le régulateur, voire les fongicides.

Niveler le potentiel de rendement de parcelles hétérogènes, extérioriser au maximum les potentiels des parcelles les plus productives : tels sont les enjeux de la modulation des apports d'azote. Sat :plan apporte aujourd'hui sa contribution à ce noble objectif, en commercialisant un capteur de biomasse. Baptisé Sat :scan, il se compose de 4 ou 6 capteurs optiques prenant position sur un châssis à l'avant du tracteur, au plus près de la végétation. Sur blé, les modèles agronomiques développés en collaboration avec la Chambre régionale d'agriculture d'Ile-de-France permettent d'interpréter les cartes de biomasse à la sortie de l'hiver et de moduler les doses d'azote le cas échéant dès le premier apport. Dans tous les cas, le chauffeur se réserve la possibilité de procéder à ces propres ajustements.

Rentabilité en devenir

Le capteur de biomasse est commercialisé au prix de 18 000 et 24 000 euros, respectivement en 4 et 6 capteurs, version dans laquelle sa précision d'analyse atteint les 98 % Capable de travailler à grande vitesse, de jour comme de nuit, sur végétation sèche ou mouillée, l'équipement ne craint pas les ha. Et pourrait voir sa rentabilité confortée dans les prochaines années, à la faveur d'applications dans le domaine des régulateurs de croissance et des fongicides. Les études sont en cours mais les concepteurs de Sat :scan n'ont aucun doute.

Vitesse, obscurité ou pluie ne gênent en rien les 4 ou 6 capteurs fixés sur le châssis de 10 m, attelé à l'avant du tracteur

Vitesse, obscurité ou pluie ne gênent en rien les 4 ou 6 capteurs fixés sur le châssis de 10 m, attelé à l'avant du tracteur

 

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