Festivals de techniques culturales : Labour et non labour se toisent à distance

Raphaël Lecocq

A quelques jours d'intervalle et quelques encablures de distance se déroulent la Finale du championnat de France de labour et le Festival du non labour et du semis direct. Pas de quoi déterrer un quelconque « versoir de guerre ».

A Hautvillers-Ouville (80) se tient les 10, 11 et 12 septembre la Finale nationale de labour, 57ème du nom, à l'initiative des Jeunes Agriculteurs. Le 15 septembre à Sémallé (61) se déroule le Festival du non labour et du semis direct, 12ème édition du nom, à l'initiative entre autres de l'Association Base (Bretagne agriculture sol environnement). Cette association rassemble des agriculteurs adeptes de l'agriculture de conservation, qui repose sur une couverture végétale maximale du sol (cultures, couverts, résidus), avec un minimum d'interventions mécaniques et chimiques.

Aucune technique à négliger

La Finale de labour n'a jamais été une opération de promotion des charrues. Elles met en scène des passionnés doublés de compétiteurs. Mais elle entretient le mythe d'une technique ancestrale, qui a cependant bien reculé en pratique depuis quelques années, faisant toujours plus de place aux techniques culturales dites simplifiées, aux acceptions multiples et variées. Les vertus herbicides pourraient remettre en selle la charrue dans l'optique d'Ecophyto 2018. Les agriculteurs bio sont peu nombreux à ne pas l'utiliser. Mais il est important de ne pas négliger les bénéfices dont sont porteuses les techniques alternatives, en fonction des régions, des types de sol, des rotations ou encore de l'économie de telle ou telle production.

Au cas par cas, la charrue pourra toujours restaurer une situation agronomique délicate, liée à des infestations de mauvaises herbes ou à des structures dégradées

Au cas par cas, la charrue pourra toujours restaurer une situation agronomique délicate, liée à des infestations de mauvaises herbes ou à des structures dégradées

 

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