Irrigation : des m3 mais aussi des kWh

Raphaël Lecocq

Chantier d’installation d’un goutte à goutte enterré en grandes cultures

Dans son bulletin technique du mois de mai, l’Agpm aborde l’aspect énergétique de l’irrigation. Son efficience est susceptible de varier du simple au double selon l’installation.

L’institut technique n’a pas renoncé à la quête de performance hydraulique. Dans son bulletin technique du mois de mai (en pièce jointe), l’Agpm évoque la piste que représente l’installation de systèmes goutte à goutte en grandes cultures, en cours d’expérimentation sur la station de Magneraud (17). De surface ou enterré, le goutte à goutte est porteur d’une économie d’eau d’environ 20 % comparativement aux systèmes par aspersion. La goutte à goutte a également des arguments énergétiques à faire valoir du fait de la moindre exigence en pression.

Efficience du simple au double

L’énergie : c’est l’autre dimension environnementale de l’irrigation. Environnementale et économique. L’Agpm rappelle que le prix du kWh a été multiplié par deux, voire par trois dans certains cas, au cours des dix ans écoulés. Selon l’institut, l’efficience varie de 0,3 à 0,65 kWh/m3 pour les installations ayant l’électricité comme source d’énergie et de 0,7 à 1,72 kWh/m3 pour celles alimentées par des moteurs diesel. L’institut évoque les sources possibles d’économie d’énergie, non sans rappeler qu’économiser l’eau conduit aussi à économiser de l’énergie !

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