Irstea renforce l’efficience des canons de pulvérisation

Raphaël Lecocq

Schéma du canon à jet porté
Irstea

Le canon à jet porté mis au point par l’institut permet d’atteindre sa cible à 10 m tout en réduisant la dérive de 20 % comparativement à un canon conventionnel.

Les canons utilisés en viticulture ou en arboriculture sont des appareils pneumatiques. Le puissant flux d’air généré par le ventilateur (jusqu’à 450 km/h) fragmente la veine de bouillie en gouttelettes avant de les projeter dans la végétation et sans avoir recours à des buses. Inconvénients : une forte sensibilité à la dérive et un défaut d’homogénéité des gouttelettes. Le jet porté est l’autre technique mise en œuvre sur les pulvérisateurs pour vignes et vergers. Ce sont des appareils à buses dont le flux d’air au volume important mais à la faible vitesse ne sert qu’à transporter les gouttelettes jusqu’à leur cible. Les appareils à jet porté sont moins sujets à la dérive que les appareils pneumatiques mais n’ont pas la faculté de pulvériser à distance.

Irstea renforce l’efficience des canons de pulvérisation

Double application

L’Institut de recherche en sciences et technologies de l’environnement et de l’agriculture a peut-être réussi à combiner les avantages du pneumatique et du jet porté en inventant un canon de pulvérisation constitué d’un tube diffuseur, d’un noyau et d’une buse. Il a été mis au point par le laboratoire Itap (Information technologies analyse environnementale et procédés agricoles) basé à Montpellier. Breveté et en attente d’un développement industriel, le procédé permettrait de résoudre une double problématique physique et climatique  : celle des arbres à grande frondaison tels que les bananiers, les oliviers ou encore les arbres d’ornement  ainsi que la problématique des situations ventées et/ou à forte évaporation.

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