John Deere paré pour la norme anti-pollution Stage V

Raphaël Lecocq

La gamme de moteurs John Deere compatibles Stage V se composera de modèles 2,9 l, 4,5 l, 6,8 l, 9,0 l et 13,5 l de 36 à 448 kW (48 à 600 ch)
John Deere

JDPS, la division moteur du constructeur, présentera au Sima ses technolgies destinées à satisfaire les exigences de Stage V. La nouvelle norme anti-pollution entrera en vigueur à partir de 2019.

Vers un contrôle embarqué des émissions

Outre la réduction de masse des particules et l’introduction de leur comptage, la norme Stage V inaugure par une nouvelle obligation, consistant à contrôler les émissions des machines en cours de travail et plus seulement à poste fixe au banc d’essai. L’objectif est de commencer à constituer une base de données d’émissions au cours des cycles représentatifs de l’usage des machines, le tout devant aboutir à une ultime norme Stage VI à l’horizon 2025.

A compter du 1er janvier 2019, les véhicules non routiers développant une puissance comprise 50 ch à 76 ch ainsi que ceux délivrant une puissance de 176 ch à 761 ch devront satisfaire la norme anti-pollution Stage V. Un an plus trad, soit le 1er janvier 2020, cette même norme s’appliquera aux véhicules non routiers d’une puissance comprise entre 76 ch et 176 ch. La norme Stage V ne change rien en ce qui concerne les rejets de monoxydes d’azote (NOx), qui devront rester en-deçà du seuil de  400 mg/ kWh, en vigueur pour Stage IV. L’exigence sera par contre plus forte en ce qui concerne les particules, dont le seuil à ne pas dépasser sera de 15 mg/kWh contre 25 mg/kWh en Stage IV. S’agissant des particules, la norme Stage V ajoute à la contrainte de masse une nouvelle contrainte d’ordre numérique. Il ne faudra pas dépasser le nombre de 1 million de millions de particules de plus de 23 manomètres par kWh. La normes Stage V correspond à la norme Euro 6 en vigueur sur les véhicules routiers.

Filtre à particules diesel

John Deere Power Systems, la division moteur du constructeur, s’est mise en ordre de marche pour se conformer aux futures normes, dont il faut noter qu’elles sont propres à l’Union européenne, les Etats-Unis et l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) s’en tenant à la norme Final Tier 4, équivalant à Stage IV. La taille et le diversité des marchés, si l’on inclut les accords OEM (Original equipement manufacturer) permettant à John Deere d’équiper d’autres marques et secteurs (industrie, marine) ne laissent pas d’autre choix au constructeur. Ce dernier y est d’autant plus enclin qu’il possède, à Saran, dans le Loiret, d’une usine dédiée, doublée d’un centre d’essais. Pour John Deere, l’introduction des normes Stage V pour les moteurs de la plage de puissance 19-560 kW nécessitera l’utilisation d’un DPF (filtre à particules diesel). « John Deere utilise la technologie DPF depuis les normes d’émission Interim Tier 4/Stage III B et comptabilise ainsi plus de 425 millions d’heures d’utilisation sur le terrain », précise Martin Ryley, directeur du marketing JDPS pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. « Nous avons démontré les performances exemplaires de la technologie DPF sur nos moteurs dans de nombreuses applications non routières internes et externes et continuerons à affiner nos dispositifs de post-traitement afin de les améliorer et ainsi renforcer la souplesse d’utilisation pour nos clients OEM ». Le constructeur indique être parvenu, grâce à l’évolution de ses solutions de post-traitement, à réduire leur encombrement jusqu’à 39 % et leur poids jusqu’à 57 %.

Commentaires 1

norman3294

JDPS va t-il fournir encore longtemps ses super moteurs à Claas qui ne cesse de monter en puissance ? en tout cas JohnDeere reste le constructeur à la plus forte identité en fabricant tout lui-même ( moteur-transmission surtout ) sauf pour le 9R avec un Cummins de 15 l ,reste que les lois Anti-Trust des états-unis empêchent le Cerf de sauter plus haut et fort !

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