L’agroéquipement enregistre une croissance de 38,6 % au 1er semestre

Raphaël Lecocq

Les usines française de tracteurs ont enregistré une hausse de leurs fabrication de 46 % au 1er semestre

Tous les voyants ou presque sont au vert, y compris celui de l’emploi. Seul clignotant : la crise économique et financière.

Avec un chiffre d’affaires de 2,32 Mds d’euros au 1er semestre, la filière agroéquipement fait mieux qu’au 1er semestre 2008, année qui avait battu le record d’activité de la décennie. C’est dire si la conjoncture est particulièrement bien orientée depuis le début de l’année. Comparée au 1er semestre 2010, la hausse est de 38,6 %. Dans ces conditions, on ne trouvera que des indicateurs orientés à la hausse, dans toutes les catégories de machines et dans tous les secteurs de production agricole : production totale (+ 40,4 %), production de tracteurs (+ 46 %),  immatriculations de tracteurs neufs (+ 20,9 %), exportations (+19,6 %), importations (+21,6 %). Tels sont quelques-un des chiffres communiqués par Axema, l’Union des industriels de l’agroéquipement, lors de sa traditionnelle conférence de presse d’automne.

L’emploi bénéficiaire

L’arboriculture et la production de légumes sont cependant affectées par des problèmes de rentabilité, qui pénalisent l’investissement. Dans le secteur de l’élevage, la situation est disparate. L’économie laitière est favorable et devrait se traduire par une augmentation des achats de matériels de traite en 2011. En viande, l’augmentation du coût de l’alimentation est préoccupante. Pour les industriels, l’augmentation du prix de matières premières, acier en tête, et les difficultés d’approvisionnement pour certains composants, ne facilitent pas la tâche. Grand classique, les délais de livraison font office de variable d’ajustement, ce qu’industriels et distributeurs cherchent à minimiser. Enfin en ce qui concerne l’emploi, l’impact de la production et des ventes à la hausse se traduit par une accélération des recrutements : + 82 chez les industriels au cours du 1er semestre. La croissance des effectifs, sensible aussi chez les distributeurs, devrait se poursuivre dans les six mois à venir. Aléas climatiques, évolutions des cours, les professionnels restent prudents et misent sur une conjoncture stable sinon légèrement positive pour 2011-2012. La crise économique et financière est une autre source d’incertitude.

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