L’énergie électrique s’invite aux Universités d’été de l’Aprodema

Raphaël Lecocq

Proposé en 100 ch et 136 ch, le Voltis de Tecnoma est un enjambeur doté d’une autonomie comprise entre 4 et 12 heures selon la topographie, la vitesse et la nature du travail réalisé

L’énergie électrique appliquée aux agroéquipements est au programme des 13èmes Universités d’été de l’Aprodema. Elles se dérouleront du 9 au 11 juillet au siège Same-Deutz-Fahr à Chateaubernard (16).

Batterie, génératrice, pile à combustible : les automoteurs agricoles testent l’énergie électrique. Au cours des derniers salons internationaux, tels qu’Agritechnica et le Sitevi, plusieurs constructeurs ont présenté des solutions alternatives au moteur diesel. On peut citer notamment Fendt et son tracteur X Concept doté d’une génératrice électrique de 130 kW, Merlo et son télescopique Turbofarmer 40.7 Hybrid combinant énergie thermique et électrique, Amazone et son distributeur d’engrais traîné eSpread équipé de trois moteurs électriques entraînant les deux disques d’épandage et le tapis de fond ou encore Tecnoma et son tracteur enjambeur Voltis à piles au lithium. On n’oublie pas le tracteur à hydrogène NH2 de New Holland, même si le constructeur n’a guère communiqué sur le sujet depuis sa présentation au Sima 2009.

Une séance plénière, cinq ateliers

Dans les années à venir, l’électricité devrait s’inviter dans les machines agricoles, pour assurer l’animation des automoteurs sinon des outils attelés, au détriment des liaisons mécaniques ou hydrauliques. Les Universités d’été de l’Aprodema, l’Association professionnelle de développement de l’enseignement du machinisme agricole et des agroéquipements, en ont fait le thème de leurs 13èmes Universités d’été. Elle se dérouleront du 9 au 11 juillet au siège de Same-Deutz-Fahr à Chateaubernard (16). Chaque année, durant trois jours, elles visent à réactualiser les connaissances d’environ 80 enseignants spécialisés en machinisme, en les rapprochant des constructeurs. Cinq ateliers sont au programme : les moteurs Tier 4 final (Claas et Massey Ferguson), les machines à vendanger (Grégoire et New Holland), l’optimisation des performances des moissonneuses-batteuses (New Holland et Claas), la transmission à variation continue (Same-Deutz-Fahr) et enfin la géométrie des trains de roues et incidences sur les performances et l’usure des pneumatiques (Michelin).

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier