La charrue pas enterrée

Raphaël Lecocq

La charrue fait mieux que résister aux techniques alternatives

Les ventes de charrues se sont envolées de 20 % en Europe en 2012, portées par la France et la Pologne. Les prévisions sont également optimistes pour 2013.

Axema, l’Union des industriels de l’agroéquipement, dévoilera les chiffres 2012 à l’occasion de la première biennale qu’elle organise à Paris le 4 juillet. Après une envolée des ventes de 26 % en 2011, le millésime 2012 devrait lui connaître une progression à deux chiffres. On peut s’étonner de la si bonne tenue des vente des charrues alors que les techniques simplifiées, avec ou sans maintien d’une couverture végétale, cumulent des atouts agronomiques (matière organique), écologiques (bilan carbone) et économiques (temps, carburant,  usure). Certes, mais la charrue n’est non plus à jeter aux orties, et pour cause puisqu’elle reste l’arme absolue pour venir à bout d’adventices rétives aux herbicides sinon à d’autres pratiques agronomiques (rotation, interculture). Une récolte en conditions humides et la nécessité de restructurer le sol constituent une autre justification de poids. Si l’impasse demeure l’option prioritaire des agriculteurs, le labour au coup par coup fait de la résistance, sans compter les situations où les terres n’offrent aucune résistance.

Des charrues « new age »

L’évolution du matériel n’est pas étrangère à la résistance du labour. Les fabricants spécialisés n’ont pas relâché leurs investissements pour tenter de minimiser les contraintes de l’outil, en travaillant dans trois directions principales que sont l’exigence de puissance, l’usure des pièces travaillantes et l’ergonomie de conduite, palpable au niveau de l’attelage, des réglages et du séquençage des manœuvres en bout de champ. L’adoption de commandes électro-hydrauliques y est pour beaucoup. Depuis la cabine, au moyen d’un simple sélecteur hydraulique centralisé, il est possible de définir et d’ajuster en permanence l’aplomb (dévers), la largeur de la première raie (déport) ou encore la profondeur de la roue de terrage. Grâce à la norme Isobus, nul besoin de boîtier supplémentaire pour peu que le tracteur soit équipé d’un terminal normalisé.

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Commentaires 1

pietin 113

C'est sur qu'avec l'arret de l'elevage,la charrue s'use beaucoup plus!

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