La Fnedt s’inquiète de la fermeture d’usines de transformation de bois

Raphaël Lecocq

La fermeture d’usines de contreplaqués se traduit par des pertes d’exploitation pour les entreprises de travaux forestiers
Ponsse

La fabrication de panneaux subit très fortement la crise. En amont, les entreprises de travaux forestiers en sont les victimes collatérales.

Xilofrance à Damazan (47), Plysorol et ses trois sites de Lisieux (14), Fontenay-le-Comte (85) et Epernay (51) : en l’espace de quelques mois, l’industrie de la fabrication de panneaux contreplaqués a perdu de façon irréversible plusieurs sites industriels majeurs, provoquant la perte de plusieurs centaines d’emplois. Problèmes de management, baisse de la demande aiguisant une concurrence internationale déjà forte, les raisons sont multiples mais les méfaits sont là. Ces différentes usines valorisaient une ressource locale, qui fournissait autant de travail à de nombreux exploitants et entreprises de travaux forestiers. « Il serait fortement préjudiciable pour la filière forêt-bois, sur laquelle reposent tant d’espoirs de développement, de perdre les compétences et les acquis des professionnels », s’alarme François Pasquier, président de la Commission forestière à la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (Fnedt).

Impacts à retardement

La Fnedt demande à ce que les entreprises de travaux forestiers touchées par ces fermetures d’usines soient associées aux discussions portant sur l’accompagnement des fermetures et qu’elles bénéficient des mesures conjoncturelles en matière sociale et fiscale. Ces mesures ne compenseront évidemment pas les pertes d’exploitation. « L’usine d’Epernay assurait 50 % de mon activité, relève Martin Poupart, entrepreneur de travaux forestiers basé à Bussy-Lettrée (51). J’ai la chance d’être une petite structure et de pouvoir me retourner, au moins provisoirement, sur la production de bois énergie. Certains de mes collègues sont davantage impactés, supportant des investissements conséquents dans des machines performantes et avec des salariés en nombre. Le bois de peuplier qui  alimentait l’usine Plysorol mérite mieux que le bois énergie. La situation n’incite évidemment pas les propriétaires à replanter. Les effets risquent donc de se répercuter pendant très longtemps »

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