Le Control Trafic Farming fait son chemin en France

Raphaël Lecocq

La mise en œuvre du CFT suppose de nombreux aménagements matériels, tels que l’allongement de la goulotte
Horsch

Promue par Horsch, la technique consiste à quadriller la parcelle de chemins réservés aux passages de roues des engins. Une exploitation vendéenne s’y est convertie.

Diminuer la surface de la parcelle impactée par le passage du matériel agricole en définissant à l’avance les voies de passage des outils dans la parcelle : tel est l’objectif du CTF (Control Trafic Farming) que Hors traduit par ailleurs par « agriculture à circulation raisonnée ». Pionnier du concept en Europe, la société a développé son propre logiciel afin d’organiser la logistique sur l’exploitation : localisation des voies de passage de chaque matériel, identification des zones d’entrée et de sortie des parcelles, des aires de ravitaillement etc. Selon Horsch, la surface de la parcelle tassée par les engins passe de 90 % à 19 % en adoptant le CTF.

Sortie de route interdite

Une étude réalisée par l’université de Prague a démontré les bénéfices agronomique du CTF. Quatre ans après sa mise en œuvre, et comparativement à la parcelle témoin conduite de manière traditionnelle, la parcelle conduite en CFT ressort moins tassée, ce qui induit des bénéfices en matière de conductivité hydraulique, de réserve utile et de sensibilité à l’érosion.  La consommation de carburant est également flattée du fait de la moindre résistance à la traction dans les voies de passage des engins et de la moindre compaction du sol sur le reste de la parcelle.  Dans le cadre d’Innov’Action 2015, organisé par les Chambres d’agriculture, une des premières exploitations françaises converties au CFT donnait à voir la mise en œuvre pratique de la technique. Il s’agit du Gaec de la Brandonnière de Luc et Philippe Ducept à Cezais en Vendée.

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