Le contrôle des pulvérisateurs entre dans sa 4ème année

Raphaël Lecocq

Le prix d’un contrôle est compris entre 160 € et 230 € selon les spécificités de l’appareil

Une 4ème vague de pulvérisateurs est attendue dans les 142 centres d’inspection. Les retardataires, nombreux, sont invités à mettre leur appareil en conformité avec la loi.

D’ici au 31 décembre 2012, tous les exploitants dont les deux derniers numéros de Siren sont compris entre 00 et 79 devront avoir fait contrôler leur appareil dans un centre d’inspection agréé. Tous sauf ceux qui ont acheté un pulvérisateur neuf dans les cinq passés ou qui peuvent justifier d’un contrôle volontaire datant de moins de cinq ans. Aucune convocation n’est adressée au propriétaire d’un appareil concerné par la procédure. Il faut donc prendre rendez-vous auprès d’un des 142 organismes d’inspection agréés, disséminés sur le territoire.

Pulvérisateur conforme sept fois sur huit

Le contrôle d’un pulvérisateur immobilise l’appareil et son propriétaire environ 90 minutes, pour un prix de revient compris entre 160 € et 230 €, enseignements pédagogiques inclus. Le Gip Pulvé, l’instance de supervision des contrôles, fait état d’un taux de contre-visite de 12 % seulement au cours des deux premières campagnes. Le Bureau de coordination du machinisme agricole a mis au point un document listant les opérations de pré-contrôle réalisables par l’agriculteur lui-même et donnant tous les gages d’un contrôle sans encombre (bcma.fr). Le Gip Pulvé n’a pas encore communiqué les résultats quantitatifs et qualitatifs de la campagne 2011. Mais les deux premières années, avec un total de 36 388 contrôles pour un parc estimé à 300 000 appareils, n’ont pas véritablement connu de succès, si tant est que l’on puisse parler de succès pour une mesure obligatoire.

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