Le coût des machines à vendanger en Cuma

Raphaël Lecocq

La multifonction, prétaillage en tête, est exploitée sur 22 % des machines

Une étude nationale du réseau Cuma établit à 223,50 €/ha le coût de revient d’une machine à vendanger automotrice, hors chauffeur et hors carburant. Chaque machine récolte en moyenne 100 ha.

Croiser les données technico-économiques de 13 fédérations départementales viticoles, c’est forcément faire le grand écart en matière de largeur de plantation et donc prendre le risque de fausser les données. En préambule à cette étude nationale, le réseau Cuma prend soin de préciser que les données comptables analysées (plus de 800) ont été ramenées au mètre linéaire planté. L’étude a porté sur un échantillon de 181 machines à vendanger automotrices réparties dans 13 départements formant un croissant pointant du Maine-et-Loire au Var en passant par le Sud-Ouest. 181 machines, c’est grosso modo 16 % du parc de machines automotrices en service dans les 1100 cuma viticoles. D’un âge moyen de 3,36 ans et d’une valeur hors taxes moyenne de 129 244 €, le coût moyen d’une machine à vendanger s’établit à 223,50 €/ha pour une moyenne de 99,81 ha récoltés, hors carburant et hors chauffeur. L’amortissement représente 73 % du coût, devant l’entretien-réparation (15 %), les frais financiers (8 %) et autres charges (assurances, frais de dossier).

Le prétaillage gratuit avec la multifonction

Le coût moyen de 223,50 €/ha intègre la réalisation de travaux autres que la récolte par le châssis porteur. Près d’un quart des machines de l’échantillon (22 %) valorise en effet une autre fonction que la tête de récolte, à commencer par le prétaillage (63 %), l’effeuillage-écimage (15 %), la pulvérisation (11 %) ou encore l’épamprage (10 %). Une analyse détaillée réalisée dans quatre Cuma du Vaucluse démontre que la réalisation du prétaillage par le châssis de la machine à vendanger permet d’en diminuer le coût et d’offrir ainsi une double prestation (vendange et prétaillage) pour un même prix de revient à l’ha.

Le cap de la 5ème campagne

En ce qui concerne l’entretien, l’achat de pièces génère 62 % des frais d’entretien contre 38 % pour la main d’œuvre. La seule tête de récolte est responsable de 56 % des frais d’entretien totaux. Les frais d’entretien augmentent régulièrement au cours des quatre premières campagnes et dépassent le seuil des 40 €/ha lors de la cinquième campagne. L’analyse de l’échantillon situe dans une fourchette comprise entre 80 ha et 100 ha la superficie optimale du point du vue des frais d’entretien, traduisant le respect de la vigne autant que de la machine.

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