Le futur gazole non routier EN 590 en questions (5/6) : Pose-t-il des contraintes particulières en matière de stockage ?

Propos recueillis par RL

Les textes officiels ne sont pas encore parus mais l'instauration d'un nouveau gazole non routier répondant à la norme EN 590 est prévue pour le 1er janvier 2011. Ce nouveau carburant soulève quelques questions, auxquelles répond Philippe van Kempen, ingénieur agroéquipements au Bcma, le Bureau de coordination du machinisme agricole.

Le gazole non routier EN 590 pose-t-il des contraintes particulières en matière de stockage ?

Philippe van Kempen : si l'agriculteur a déjà une cuve pour le stockage du fioul ordinaire de qualité, il devra veiller à un nettoyage de cette cuve une fois que celle ci sera vide. En effet, Le mélange d'hydrocarbures et d'esters d'acides gras risque de mettre en suspensions des dépôts accumulés sur les parois et dans le fond de la cuve. Pour celui qui n'a pas de cuve spécifique, il faudra faire l'investissement d'une nouvelle cuve dès qu'il aura besoin de ce nouveau gazole, sachant que la directive autorise un délai d'un an pour « liquider » les stocks. Tout dépendra donc du contenu exact de l'arrêté ! Avec le gazole non routier, on peut supposer que pour des raisons d'évolution de prix et de stabilité dans le temps, il sera également préférable de remplir la cuve en 2 ou 3 fois dans l'année, avant les périodes d'utilisation importante de carburant.

Philippe van Kempen, ingénieur agroéquipements au Bcma, le Bureau de coordination du machinisme agricole

Philippe van Kempen, ingénieur agroéquipements au Bcma, le Bureau de coordination du machinisme agricole

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