Le monograine Tempo s’essaie au colza et au tournesol

Raphaël Lecocq

Le semoir monograine s’invite dans les semis de colza. Une technique porteuse d’économies en semences, herbicides et régulateurs, moyennant quelques précautions.
Väderstad

Väderstad relate deux expériences de semis de précision, l’une concernant le colza en Charente-Maritime et l’autre le tournesol en Bulgarie.

Si le maïs est l’espèce phare concernée par le semis de précision, du fait des surfaces en jeu, elle n’en a pas le monopole. Outre les espèces de printemps que sont la betterave ou encore le tournesol, le semis monograine lorgne sur  le colza, dont les surfaces sont peu ou prou équivalentes à celles du maïs grain en France. A la faveur d’essais menés par le Cetiom depuis quelques années, le semis de précision appliqué au colza est porteur d’atouts techniques, économiques et environnementaux. Les essais en question ont abouti à faire de la densité linéaire (nombre de plantes sur le rang) un paramètre discriminant, prenant le pas sur la densité au m2. L’optimum de densité se situe ainsi entre 10 et 15 plantes par mètre linéaire, ce qui équivaut à 15 à 25 plantes/m2 selon l’écartement inter-rangs. Et en ce qui concerne cet inter-rangs, aucune différence significative de rendement n’est relevée entre des écartements de 55-60 cm (betterave/tournesol) et des écartements de 75-80 cm (maïs), sous réserve dans ce dernier cas que la croissance automnale ne soit pas affectée par un facteur limitant (eau, azote, profondeur de sol). Les potentiels de rendements du colza sont en effet en partie conditionnés par le volume de biomasse produit avant l’hiver.

Une économie de 10 €/ha et 60 €/ha

Le Cetiom évalue l’enjeu économique du semis de précision dans une fourchette comprise entre 10 €/ha et 60 €/ha. Les économies proviennent pour partie du poste semences, la précision de semis autorisant des réductions de densité. Des économies de régulateurs peuvent également s’envisager, du fait d’une diminution des risques d’élongation, une conséquence du moindre espacement des graines sur le rang, que le colza compense avec un développement des ramifications secondaires et tertiaires. Des gains de rendements peuvent être escomptés dans les situations limitantes, du fait de la qualité d’implantation (profondeur constante, réappui). Outre les avantages précités, les semis de colza à grand écartement ouvrent la voie au binage. Dès lors qu’un semoir monograine est présent sur l’exploitation et que le colza figure dans l’assolement, le semis monograine confine à l’évidence. Et elle est bien évidemment apparue à Sébastien Santolini, agriculteur en Charente-Maritime. A l’automne dernier, il a semé 15 ha de colza avec un Tempo T7 moyennant un écartement de 60 cm, une densité de 25 pieds/m2 et à la vitesse de 9,5 km/h. En attendant le verdit du rendement, peuplement régulier et floraison homogène étaient déjà acquis au printemps.

306 ha de tournesol semés en 24 heures en Bulgarie par un Tempo R12

306 ha de tournesol en 24 heures

En Bulgarie, Väderstad s’est livré à une autre expérience sur une autre espèce. En 24 heures, quatre chauffeurs se relayant aux commandes d’un Tempo R12 ont assuré le semis de 306 ha de tournesol à la vitesse moyenne de 19 km/h moyennant une densité de 62 500 pieds/ha et une profondeur de semis de 5 cm.

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