Le volume de cuve sous l’œil de trois capteurs

Raphaël Lecocq

Volume initial, volume résiduel, volume pulvérisé en cours de travail, fuites éventuelles : le brevet d’Irstea lève les dernières inconnues des chantiers de pulvérisation
V. De Rudnicki © Irstea

Irstea a mis au point un dispositif permettant de connaître en temps réel le volume de bouillie contenu dans un pulvérisateur en mouvement, c’est à dire en phase d’application de produit phytosanitaire.

Débit proportionnel à l’avancement (Dpa), coupure de tronçons par Gps, buses anti-dérive, réduction des volumes morts, ajustement automatique de la hauteur de rampes, éclairage des buses par lampes Led, traitements ciblés sur adventices identifiées par caméra, commutation électro-pneumatique des buses pour assurer la constance des paramètres pression / débit / taille des gouttelettes dans les phases critiques d’accélération et de décélération etc. On pensait en avoir fini avec la pulvérisation de précision. Et s’il manquait une information essentielle, à savoir le exact volume de bouillie embarqué avant traitement, le volume restant en cours de traitement et le volume résiduel en fin de traitement ?

Brevet Irstea

Un capteur de niveau, un capteur de débit et un capteur de vitesse : tels sont les trois instruments mis en œuvre par Irstea, l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’agriculture et l’environnement, pour mesurer en temps réel le volume de liquide dans la cuve, le débit de sortie du liquide et la vitesse de déplacement de l’engin. Appliqué à la pulvérisation, ces trois capteurs vont permettre de connaître précisément les volumes/ha pulvérisés ainsi que les volumes résiduels définissant les opérations du rinçage du pulvérisateur.  Les détections de fuites seront également permises par le procédé, breveté par Irstea qui, en prime, le gratifie d’un coût faible. A noter que le  procédé est efficient pour tout transport de produit liquide, dans tous les secteurs d’activité.

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier