Les intempéries bloquent l’arrachage de 2400 ha de betteraves et chicorées

Raphaël Lecocq

De nombreuses machines sont « plantées » dans la zones des polders
Fnedt

Dans le Nord, la pluie met à mal les agriculteurs et les entreprises de travaux spécialisées dans l’arrachage, aux prises à des pertes d’exploitation et à une envolée des coûts de récolte.

Dans le meilleur des cas, c’est des débits de chantiers divisés par deux et des consommations de carburant multipliées par deux. Dans le pire des cas, c’est des tubercules et des racines immobilisés en terre, avec comme compte à rebours la fermeture programmée des sucreries en ce qui concerne les betteraves. Telles sont les conséquences des intempéries qui touchent le Nord depuis des semaines et qui entravent les machines de récolte, sous l’effet conjugué des pluies et des remontées d’eau dans la zone littorale des polders. Malgré les équipements et le savoir-faire des entrepreneurs, de nombreuses machines sont « plantées ». « L'eau qui arrive du ciel et remonte du sol a du mal à s’évacuer, explique Jean-Marie Lemaire, Président de l’Union Régionale EDT Nord-Pas-De-Calais et Picardie. Comme les entrepreneurs de travaux agricoles doivent attendre 8 à 10 jours sans qu’il ne pleuve, les chantiers de récolte sont considérablement retardés actuellement ».

Des risques de pertes d’emploi

Si les arrachages ne reprennent pas rapidement, des situations très tendues vont apparaître et certaines entreprises ne pourront pas s’en remettre. La Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (Fnedt)  rappelle qu'il s’agit essentiellement de petites structures, avec une dizaine de salariés en moyenne. Une quarantaine d’entreprises de travaux agricoles employant 400 salariés sont donc concernées par l’arrachage de betteraves et de chicorées dans la région. Ces entreprises maintiennent un tissu économique majeur en milieu rural. Pour l’heure, les entrepreneurs de travaux agricoles s’organisent pour répondre à la demande de leurs clients. Mais si ces chantiers peuvent reprendre, ce sera avec un coût supérieur car les temps de travaux sont allongés. Pour faire face à ces surcoûts de carburant, de main d’œuvre et de maintenance, un réajustement des prix devient obligatoire. Gérard Napias, président de la Fnedt, est attendu sur place le mardi 18 décembre.

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