Les prestations de travaux incluses dans le plan de soutien aux céréaliers ?

Raphaël Lecocq

Les entreprises de travaux voient leurs encours s’accroitre du fait des retards de paiement
FNEDT

C’est ce que réclame la FNEDT, qui fait valoir que les entreprises de travaux agricoles sont déjà fortement pénalisées par l’accroissement des encours de prestations dans les zones d’élevage.

Gérard Napias, président de la FNEDT : « en période difficile, tous les acteurs du monde agricole sont touchés mais ils restent solidaires. Il est donc nécessaire que chacun d’entre eux agisse de concert pour que le secteur se relève »

« Si des aides publiques pour renflouer la trésorerie des exploitations agricoles figurent dans le plan de soutien, elles doivent couvrir le financement des intrants mais également le financement des travaux au champ », fait savoir Gérard Napias, président de la Fédération nationale entrepreneurs des territoires. Les entreprises de travaux réalisent 40 % des chantiers de récolte des céréales. Des prestations régularisées à l’automne et qui pourraient pâtir de retards de paiement consécutifs à la chute des rendements et des revenus des céréaliers. « Nos entreprises sont des fournisseurs du secteur agricole et ce statut doit être reconnu dans le plan de soutien à venir », poursuit Gérard Napias. Le ministre de l’Agriculture doit divulguer le détail du plan de soutien aux céréaliers d’ici à la fin du mois de septembre.

Report d’échéances

La FNEDT réclame par ailleurs des mesures de soutien direct pour ses adhérents, déjà impactés par les crises chroniques dans le secteur de l’élevage, et qui se traduisent par un accroissement des encours. Concrètement, la FNEDT demande la possibilité de financer la trésorerie des entreprises de travaux avec des prêts garantis par la BPI sur les zones les plus fragilisées par les inondations, les annulations de travaux ou encore la chute du prix du lait. Elle demande également le report des cotisations sociales ainsi que le report d’échéances de prêts pour le matériel.

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