Les retardataires se pressent au contrôle pulvé… mais d’autres se créent

Raphaël Lecocq

Présenter une première fois son appareil en temps et en heure, c’est bien. Se représenter 5 ans plus tard aussi

Selon le Gip Pulvés, 44 % des 25 270 pulvérisateurs contrôlés en 2015 auraient dû l’être les années antérieures. Périodicité oblige, le millésime passé marquait le retour des appareils contrôlés en 2009-2010. Ou aurait dû…

La « radiographie » du parc de pulvérisateurs attendra. Avec l’année 2015, le contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs achevait véritablement un cycle de 5 ans, si l’on considère que 2009 était une année transitoire, avec seulement 5000 appareils contrôlés, contre 27 500 l’année suivante en 2010. De quoi se faire en théorie une petite idée de l’état du parc, aux plans quantitatif et qualitatif. On attendra. Car première surprise 2015, un nombre très significatif d’appareils contrôlés pour la première fois en 2015 avait plus de 5 ans d’âge. Ce qui signifie qu’ils auraient dû être contrôlés antérieurement. La séance de rattrapage a concerné 11 126 pulvérisateurs, selon le Gip Pulvés, l’instance de supervision des contrôles, soit 44 % des 25 270 contrôlés en 2015. 33 %  des retardataires disposaient d’un appareil âgé de 5 à 10 ans, 19 % de 11 à 15 ans et 17 % de 16 à 20 ans.

Taux de retour de 40,8 % après 5 ans

Si bon nombre d’agriculteurs ont donc réalisé qu’ils avaient manqué la première visite et corrigé le tir en 2015,  une autre catégorie d’agriculteurs a visiblement occulté le caractère périodique du contrôle. Selon le Gip Pulvés, sur les 32 667 appareils contrôlés en 2009-2010, 40,8 % ont été présentés au contrôle en 2015, conformément à la périodicité de 5 ans. Si le renouvellement accéléré du parc dans la période 2010-2012 peut fournir une explication au moins partielle dans les zones de grandes cultures, le Gip Pulvés ne comprend pas ce niveau d’impasse à grande échelle, d’autant moins que les centres d’inspection sont susceptibles de battre le rappel.  Le taux de retour varie entre 22 % et 72 % selon les départements. Dans les départements d’Outre-Mer, le Gip Pulvés pointe également un défaut de sensibilisation des agriculteurs à la procédure.

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