Les tuyaux de Corhize pour l’irrigation de précision

Raphaël Lecocq

Serge Escuraing, agriculteur basé à Agen (47), a créé avec une entreprise fournissant des solutions et des conseils en matière de pilotage d’irrigation, d’agriculture de précision, d’analyses de sol et de biomasse

Basée à Agen (47) et créée en 2007 par un agriculteur, Corhize propose entre autres services des outils de contrôle et d’aide à la décision pour piloter et arrimer l’irrigation avec précision.

« A la différence des tensiomètres, les sondes capacitives sont capables de quantifier l’humidité présente dans un volume de sol donné », explique en préambule Serge Escuraing. « Elles fournissent ainsi une information beaucoup plus précise, notamment dans les situations extrêmes que sont les épisodes de sécheresse ou au contraire de saturation hydrique. Complétées par des relevés météorologiques à la parcelle, les sondes capacitives permettent de piloter précisément et en temps réel l’irrigation des cultures, pour en exprimer tout le potentiel avec la meilleure efficience de l’eau ». Corhize a recours aux sondes capacitives AquaCheck, des sondes à profil constituées d’un empilement de capteurs permettant de mesurer le pourcentage d’humidité du sol, ainsi que la température, dans un horizon compris entre 1 cm et 160 cm selon le nombre de capteurs mis en œuvre, sachant qu’une profondeur de 60 cm sied à 90 % des cultures. Différents moyens de télémétrie (Wifi, radio, GPRS…) permettent de visualiser à distance en temps réel l’état hydrique des parcelles et d’agir en conséquence sur son système d’irrigation.

Les tuyaux de Corhize pour l’irrigation de précision

Du bon positionnement des sondes

Si les performances intrinsèques des sondes sont essentielles, leur localisation dans la parcelle est tout aussi fondamentale et ne doit rien au hasard. Les sols, pour la plupart, sont en effet hétérogènes, pour des motifs relevant autant de la géologie (texture, structure, profondeur, topographie…) que de l’historicité de leur couverture (bois, prairie, terre arable) et de leur découpage (regroupements, remembrements…). Le positionnement des sondes à l’intérieur de la parcelle doit par conséquent être zoné afin d’être représentatif de la réserve facilement utilisable et de la capacité au champ, deux indicateurs de l’état hydrique des sols. « Si l’on veut être rigoureux, le préalable consiste à réaliser une cartographie de la parcelle au moyen d’un conductivimètre, attelé à un quad et balayant toute la parcelle », explique Serge Escuraing. « La corrélation entre le champ électrique généré par le conductivimètre et les potentialités agronomiques des sols a en effet été établie, qu’il s’agisse de la réserve utile ou de la profondeur. A partir de cette cartographie, la localisation de la sonde capacitive dictera le pilotage de l’irrigation par rapport à un potentiel représentatif de la parcelle ».

Vers l’irrigation de précision ?

A moins qu’il ne soit possible de différencier les apports d’eau à l’intérieur de la parcelle, moyennant plusieurs sondes, et à l’image de ce qu’autorise aujourd’hui l’agriculture de précision appliquée à la modulation intra-parcellaire des engrais, voire des semences et des phytos, laquelle repose d’ailleurs pour partie sur ces mêmes analyses de sol par conductivité. « En matière d’irrigation, on parle de Variable Rate Irrigation ou irrigation à volume variable », précise Serge Escuraing. « Pour la mettre en œuvre, il faut pouvoir faire faire varier le volume délivré par chaque buse présente sur la rampe d’un pivot, à l’image de ce que l’on pratique aujourd’hui sur une rampe de pulvérisateur ou sur une rampe de semis. C’est possible grâce à des électrovannes. Les premiers pivots doués pour l’irrigation de précision sont en service en Italie et au Portugal ». Un développement que suit avec attention Serge Escuraing, agriculteur basé à Agen (47), et qui a créé avec Corhize il y a 10 ans sa société d’ingénierie agricole. L’entreprise fournit des solutions et des conseils en matière de pilotage d’irrigation, d’agriculture de précision, d’analyses de sol et de biomasse (proxi-détection NDVI) ou encore de relevés et d’alertes météorologiques.

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