Moins de pulvérisateurs contrôlés en 2011 qu’en 2010

Raphaël Lecocq

Trois après son instauration, le contrôle obligatoire est loin d’être une formalité dans les esprits

23828 pulvérisateurs ont été soumis au contrôle obligatoire en 2011 contre 27997 en 2010. En trois ans, moins de 17 % des exploitations professionnelles ont procédé au contrôle de leur appareil.

En agriculture, il y a des bonnes et des mauvaises années. Pour le contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs, 2011 n’est pas à classer dans les bonnes années. Alors qu’une montée en puissance de la procédure était attendue, le Gip Pulvés fait au contraire le constat d’un recul. Depuis son instauration il y a trois ans, 56693 pulvérisateurs ont été contrôlés alors que le potentiel théorique est d’environ 300 000 contrôles étalés sur cinq ans. C’est dire si on est loin du compte. Un peu moins de 17 % des exploitations professionnelles (si l’on peut dire) s’estiment concernées par le contrôle obligatoire. Mais certains départements font mieux que d’autres. Peuvent être cités en exemple l’Aube, la Charente Maritime, la Gironde et le Loir-et-Cher avec un taux compris entre 32 et 36 %.

Contre-visites en hausse

Autre taux : celui des contre-visites. Alors que celui-ci s’établissait à 8,21 % en 2010, il est monté à 12,35 % en 2011. La conséquence d’un signalement par les contrôleurs de tous les défauts, y compris ceux corrigés durant l’examen. Pour rappel, depuis le 31 décembre 2011, tous les exploitants dont les deux derniers numéros de Siren sont compris entre 00 et 59 doivent avoir fait contrôler leur appareil dans un centre d’inspection agréé. Et d’ici au 31 décembre 2012, sans compter les retardataires contrevenants, ceux dont le Siren est compris entre 60 et 79 doivent s’y soumettre. Tous sauf ceux ayant acheté un pulvérisateur neuf dans les cinq passés ou pouvant justifier d’un contrôle volontaire datant de moins de cinq ans.

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