Pour une filière agroéquipement encore plus performante

Raphaël Lecocq

Pour une filière agroéquipement encore plus performante

Selon Axema, l’Union des industriels de l’agroéquipement, l’avenir de la filière française passe par un renforcement des capacités exportatrices et par l’implantation d’industriels internationaux sur le territoire. La filière sollicite le soutien de l’Etat.

Au sein de l’Union européenne, la France est la première place de marché des agroéquipements. L’addition des importations de machines et du commerce des machines neuves, produites en France et importées, et des machines d’occasion, génère un chiffre d’affaires de 18,2 milliards d’euros, contre 15,1 milliards d’euros pour l’Allemagne et 8,6 milliards d’euros pour le Royaume-Uni. Ce podium flatteur cache une faiblesse : du point de vue de la production, la France accusait en 2015 un déficit commercial de 1,1 milliards d’euros quand ses deux principaux compétiteurs européens que sont l’Allemagne et l’Italie enregistraient des bénéfices respectifs de 4,9 milliards d’euros et 3,3 milliards d’euros. Pis, le déficit commercial de la France tend à se creuser depuis trois ans. Le constat n’est pas nouveau, le déficit est chronique, pour ne pas dire structurel. Ce à quoi ne se résignent pas les industriels français.

Frédéric Martin, président d’Axema

Les industriels ne peuvent pas tout

Pour poursuivre le redressement du marché français et conforter la position de la France en Europe, les acteurs des agroéquipements et de l’agroenvironnement misent sur deux stratégies complémentaires que sont le développement de l’export d’une part et l’implantation d’industriels sur le territoire français d’autre part. Dans les deux cas, la filière escompte un soutien de l’Etat. « Souvent concentrés sur l’agriculture, les pouvoirs publics en oublient que l’agroéquipement est un secteur fort du rayonnement de la France à l’international », déclare Frédéric Martin, président d’Axema. « Le nouveau gouvernement devra pleinement soutenir l’export des équipements et des technologies développés en France afin d’asseoir la place de la France sur les marchés mondiaux. Il est primordial qu’il prenne la pleine mesure de la nécessité de renforcer les liens avec les industriels français et internationaux pour qu’ils envisagent de développer leurs implantations industrielles en France ». Selon Axema, la France n’est pas dénuée d’atouts. Elle est reconnue pour la qualité de ses formations, sa capacité d’innovation et sa capacité d’accompagnement pour l’implantation de nouveaux sites industriels accompagnés de ses plateaux techniques et d’essais.

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