Projet TIXAÉ : s'approprier l'agriculture numérique !

Antoine Fautrat

Projet TIXAÉ : s'approprier l'agriculture numérique !

TIXAÉ : les Technologies de l’lnformation et de la Communication (TIC) au Service de l’Agro-Écologie et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre : c'est le nom du projet piloté par la FRcuma Ouest et travaillé en partenariat avec les fédérations des cuma de l’Ouest, la ferme expérimentale de Derval (Chambre d’agriculture 44) et Arvalis - Institut du Végétal. Grâce à l’utilisation des TIC, les objectifs de ce programme de 3 ans (2015-2017) sont de développer l’adoption de techniques culturales respectueuses de l’environnement et de contribuer à réduire la consommation de carburant des automoteurs agricoles.

EN AGRICULTURE, LES TIC SONT DÉJÀ LÀ !

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont de plus en plus présentes dans tous les secteurs de l’économie y compris en agriculture. Tracteurs dotés d’ordinateurs de bord, applications mobiles, dispositifs d’autoguidage GPS, robotique, ... s’intègrent progressivement dans le quotidien des agriculteurs.
Utilisés de manière appropriée, ces nouveaux outils technologiques apportent plus de précision dans la réalisation des chantiers. On parle d’ailleurs parfois d’agriculture numérique.

“L’agriculture numérique c’est de l’agriculture de précision. Il s’agit d’intervenir au bon moment, au bon endroit, en fournissant la bonne dose ”.
Cela contribue à améliorer la rentabilité économique des exploitations, le confort et la qualité de travail des chauffeurs, la protection de l’environnement (réduction des produits phytosanitaires, de la consommation de carburant des automoteurs, techniques agronomiques respectueuses des sols...).

DÉVELOPPER L’ADOPTION DE TECHNIQUES CULTURALES RESPECTUEUSES DE L’ENVIRONNEMENT

Il s’agira en particulier de :

  •  réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Cela consiste à faciliter le désherbage mécanique (binage) grâce à des systèmes d’autoguidage GPS, à réduire les doses en désherbant uniquement sur le rang, en utilisant des pulvérisateurs « intelligents » permettant la coupure de buses, ...
  •  améliorer la répartition et la quantification de la fertilisation organique et minérale apportée à la parcelle en modulant les apports en temps réel en fonction des besoins.
  •  préserver la vie du sol, prévenir l’érosion, améliorer les taux de matières organiques en limitant le travail du sol. Recourir aux outils d’implantation des cultures respectant la structure des sols (striptill) est souvent très exigeant pour le chauffeur. A l’aide d’un dispositif d’autoguidage GPS du tracteur, ces chantiers sont facilités.

RÉDUIRE LES ÉMISSIONS DE GES

Afin de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre, il s’agit de contribuer à réduire la consommation de carburant des automoteurs agricoles. Pour cela, les leviers d’actions possibles sont :

  •  limiter les chevauchements aux champs grâce à des systèmes d’autoguidage par GPS.
  •  diminuer la consommation liée aux trajets routiers. Cela consiste à supprimer les “kilomètres parcourus inutilement” entre parcelles et sièges d’exploitation, à adopter une “conduite économique”. Des schémas d’organisation cohérents, des outils d’aide à la planification des chantiers et des conseils seront proposés via des applications informatiques accessibles en situation de mobilité.

DIFFUSER L’AGRICULTURE NUMÉRIQUE VIA LES CUMA

L’offre technologique permettant de faciliter la mise en œuvre de ces différents chantiers est déjà présente mais reste cependant perfectible techniquement. A ce jour, pour la plupart des agriculteurs, en dépit de leurs intérêts, certaines de ces technologies demeurent encore difficilement accessibles tant sur le plan de l’appropriation que sur le plan économique. Celles-ci devant rester simples et accessibles au plus grand nombre d’agriculteurs, une diffusion de ces nouvelles technologies via les groupes sera un levier de réussite.

PREMIÈRE RÉUNION DU COMITÉ TECHNIQUE À LA FERME DE DERVAL

Le premier comité technique du projet TIXAÉ s’est réuni le 3 juin à la Ferme expérimentale de Derval. En 2015, les premiers travaux vont porter sur la réalisation de recueils d’expérience auprès de cuma et d'agriculteurs équipés de dispositifs d'autoguidage et d'"outils intelligents", et sur la mise en place d'expérimentations destinées afin la "précision réelle" des outils tels que les semoirs à coupure de rangs et les distributeurs d’engrais.

Ce projet est soutenu par la région Pays de la Loire.

En partenariat avec la Chambre d'agriculture Loire Atlantique, Arvalis-institut du végétal

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