Robots à tout faire

JA Mag

Robots à tout faire

Que de chemin parcouru depuis les premiers robots de traite au début des années 90 ! La robotique agricole est en plein boom technologique. Fait révélateur : le Field robot event, compétition entre fabricants de robots agricoles, tenait en juin 2013 sa 11e édition. Avec à l’affiche 160 participants venus de 20 universités européennes !

Les robots peuvent désormais biner les mauvaises herbes, racler les étables, débroussailler, récolter les fraises, tailler la vigne, nourrir les vaches, etc. L’objectif reste de simplifier le travail en automatisant les tâches contraignantes. « La première motivation de mes clients n’est pas la rentabilité, mais plutôt le soulagement de pouvoir faire le travail en toutes conditions », remarque Christophe Millot. Il a conçu et commercialisé un robot autonome tailleur de vignes, baptisé V.I.N. (pour « Viticulture intelligente naturelle »).

« Il y a une forte demande, car plus personne ne veut aller dans les vignes », poursuit l’inventeur. Une manière de répondre à la difficulté de trouver de la main d’œuvre. Sa société bourguignonne Wall-Ye vient aussi de lancer un robot capable de détecter et de faire fuir les corbeaux dans les champs fraîchement semés.

Côté commercial, le développement n’est encore qu’à ses débuts. Wall-Ye livre en cette fin d’année 2013 ses dix premières commandes. Les créateurs d’Oz (un robot de binage maraîcher fabriqué à Toulouse) tablent sur une cinquantaine d’exemplaires en 2014. Comme pour toutes les technologies naissantes, les prix des robots sont encore élevés : 25 000 € HT pour le V.I.N., 38 000 € pour un robot japonais cueilleur de fraises. Dans les prochaines années, faut-il s’attendre à voir les robots envahir les champs ? « Seulement s’ils répondent à un réel besoin », rappelle Christophe Millot.

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires