Sequoia, le nouveau capteur multispectral de Parrot

Raphaël Lecocq

Le capteur d’ensoleillement (à droite) permet de calibrer le capteur multispectral dirigé vers la végétation (à gauche)
Parrot

Sequoia est un capteur miniature pouvant embarquer à bord d’une aile volante ou d’un drone multi-rotors. Une caméra et un capteur d’ensoleillement complètent le capteur multispectral quatre bandes.

Actionnaire majoritaire d’Airinov, Parrot disposait jusqu’à présent du capteur MultiSPEC 4C pour photographier des images de végétation dans quatre bandes spectrales invisibles, à savoir le vert (550nm Bandwith 40nm), le rouge (660nm Bandwith 40nm), l’infrarouge «  red edge » (735nm bandwith 10nm) et le proche infrarouge (790nm bandwith 40nm). Il en est de même pour le capteur Sequoia, dont un premier boîtier intègre par ailleurs une caméra RGB (16 Mpix) pour capturer des images dans le spectre visible, un module GPS pour prendre des photos localisées et une mémoire interne de 64 Go. Sequoia compte également un second boîtier constitué d’un capteur d’ensoleillement permettant de calibrer le capteur multispectral tout en offrant une capacité de stockage supplémentaire grâce à un slot carte SD. Le tout est miniaturisé : H5,9 x L4,1 x P2,8 cm pour le capteur multispectral et H4,7 x L3,9 x P1,8 cm pour le capteur d’ensoleillement.

Fonctions agronomiques associées

Sequoia peut prendre place à bord d’une aile volante (eBee) ou d’un drone multi-rotors (3DR). Parrot fournit par ailleurs avec Pix4D une solution logicielle de traitement d’image et avec la plate-forme Atlas de MicaSence une solution de gestion de données sur le Cloud, le tout permettant d’autonomiser les opérateurs et d’accélérer les process d’analyse.  Selon Parrot, les images captées par Sequoia peuvent servir les pratiques agronomiques suivantes : identifier les zones d’un champ qui requièrent une attention particulière, affiner la fertilisation en détectant les carences en substances nutritives, optimiser la diffusion de pesticides et détecter les stress biotiques causés par des organismes vivants, contrôler l’irrigation des cultures pur identifier les parcelles menacées de stress hydrique ou encore estimer le rendement via la traitement et l’exploitation d’indices agronomiques.

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