Sima 2009 - Pulvérisation : L'assistance d'air Twin souffle ses 20 bougies

Raphaël Lecocq

Hardi fête les 20 ans de ses rampes à assistance d'air Twin. La technologie n'a jamais percé en France. Mais elle est plus que jamais dans le vent.

Twin, ce n'est ni plus ni moins que deux turbines et deux manches à air accrochées aux deux demi-rampes d'un pulvérisateur grandes cultures. L'air pulsé à l'entrée des manches ressort par les multiples orifices disposés sur toute la longueur, en position inférieure. Le rideau d'air généré vient croiser le rideau de pulvérisation produit par les buses, plaquant les gouttelettes sur leur cible. A technologie simple, avantages évidents : diminution de la dérive, efficacité accrue, possibilité offerte de réduire les volumes/ha de bouillie et les doses/ha de matière active, augmentation du débit de chantier. Autant d'arguments qui, malgré les 20 ans de Twin, n'ont rien d'anachronique.

Problème… le surcoût

Et pourtant, Hardi n'a pas jamais réussi à imposer le concept, confiné à quelques dizaines de ventes annuelles. Un concept pourtant décliné sur toutes les gammes d'appareils, portés, traînés et automoteurs, dans des largeurs comprises entre 12 et 36 m. Si la production ne s'est pas arrêtée, c'est en grande partie grâce aux marchés export, où la technologie rencontre davantage de succès. En France, le client-type est un maraîcher de la frange littorale et qui renouvelle son Twin... pour un nouveau Twin. Bref, un connaisseur. Problème, car il y en a un : le prix. Les rampes à assistance d'air renchérissent de 30 % le prix du pulvérisateur.

Au regard de ses avantages, le surcoût de la technologie Twin est tout relatif (Doc Hardi)

Au regard de ses avantages, le surcoût de la technologie Twin est tout relatif (Doc Hardi)

 

Publié par Raphaël Lecocq

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