[Sima] Les robots débarquent… pour le bien de l’environnement

Lise Monteillet

[Sima] Les robots débarquent… pour le bien de l’environnement

« Produire plus et mieux, cela s’applique dès aujourd’hui », insiste Jacques Mathieu, directeur général d’Arvalis. Lors d’une conférence organisée au Sima, une série d’innovations a été détaillée dans ce sens. Il faut dire que les allées du Mondial des fournisseurs de l’agriculture fourmillent de prototypes plus ou moins aboutis.

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Les agriculteurs pourront compter sur l’appui de la technologie et de la robotique pour évoluer dans leurs pratiques. L’Irstea* prédit l’arrivée d’automoteurs autonomes dans cinq à dix ans. « La robotique va apporter une autre façon de voir l’agriculture », est convaincu Roland Lenain, chercheur à l’Irstea. Les robots accompliront les tâches pénibles ou dangereuses que les agriculteurs rechignent à faire. Le désherbage mécanique, par exemple, pourrait être réalisé par des appareils autonomes. De quoi éviter des problèmes de dos… Et encourager la propagation de l’agriculture biologique, aujourd’hui freinée par des problèmes de main d’œuvre. 

Foisonnement d’innovations numériques

En matière de capteurs connectés et de services numériques, les innovations foisonnent. Peut-être un peu trop ? Pas facile, pour le producteur, de distinguer les gadgets des outils qui feront l’agriculture de demain. À ce titre, Michael Graciano, conseiller en agroéquipement à la chambre d’agriculture du Loir-et-Cher, invite les agriculteurs à bien évaluer « la valeur ajoutée créée sur la ferme ». « Notre rôle est aussi de nous faire l’avocat du diable », insiste-t-il.

La technologie ne fait pas tout

Jacques Mathieu met en garde contre une vision technocentrée. « L’innovation n’est pas synonyme uniquement de technologie, mais aussi de savoir-faire ou d’organisation », souligne-t-il. Par exemple, le réseau Agrifaune propose aux agriculteurs une typologie des bords de champ, qui étaient « globalement mal gérés par les agriculteurs », selon François Omnès, de l’ONCFS. L’idée : ne plus les percevoir comme des réservoirs d’adventices mais plutôt comme un milieu favorable aux pollinisateurs ou auxiliaires de culture.

*Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture

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