Tracteurs : 33 000 immatriculations de tracteurs neufs prévues en 2010

Raphaël Lecocq

Si elles se confirment, les prévisions d'Axema feront de 2010 la plus mauvaise année de la décennie. Cet indicateur est néanmoins à relativiser, à la fois en valeur et en nombre de chevaux déployés.

L'agriculture évolue, mais les repères ont la vie dure. Dans le domaine de l'agroéquipement, le tracteur a toujours constitué la vigie du secteur, pour deux raisons intangibles. La première, c'est que le tracteur reste le symbole par excellence de la mécanisation, en attendant peut-être un jour d'être détrôné par les robots, qui poussent leurs antennes toujours un peu plus loin. La seconde est liée à son poids économique. Le tracteur représente environ un tiers du marché total des agroéquipements. En France, il « pèse » bon an mal an entre 1 et 1,5 milliards d'euros.

3 pays, deux tiers du marché européen

Le nombre d'immatriculations est inéluctablement voué à diminuer, non pas tant du fait de la diminution du nombre d'exploitations agricoles, que de l'élévation de la productivité des machines, symbolisées par l'augmentation des puissances embarquées. Lesquelles puissances, et les technologies qui vont de pair, relèvent significativement la valeur unitaire de chaque matériel. Avec 33 000 immatriculations de tracteurs neufs prévues en 2010, la France devrait une nouvelle fois tenir son rang de premier marché européen, devant l'Allemagne et l'Italie. A eux trois, ces pays représentent les deux tiers du marché de l'Union européenne, où auront été mis en service 130 000 tracteurs neufs en 2010.

En Europe, la France reste en tête des ventes de tracteurs, devant l'Allemagne et l'Italie

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