Transmission à variation continue : Les petites puissances ne sont plus ignorées

Raphaël Lecocq

Réservée aux tracteurs de forte puissance car gourmande en chevaux et en euros, la transmission continue est en passe de se démocratiser. Illustration avec EasyDrive de New Holland.

Le premier tracteur doté d'une boite de vitesse à variation continue était un Fendt 826, présenté à l'Agritechnica en 1995. Il s'agissait de la fameuse Vario. La transmission a fait depuis quelques kilomètres et virées dans les tournières, en ayant séduit plus de 50 000 utilisateurs. Principales vertus de la technologie : une pédale d'embrayage confinée au rôle de sécurité, des changements de vitesse sans rupture de charge, une adaptation au pied et à l'oeil de la vitesse de travail, des commandes automatisées. Inconvénients : aucun. Si ce n'est le prix, qui a réservé pendant longtemps la technologie aux tracteurs de forte puissance, plus à-mêmes d'amortir le surcoût.

La transmission continue pour tous

Depuis cette date, d'autres constructeurs y sont venus, donnant un sérieux coup de vieux aux boites mécaniques et semi-powershift. Aujourd'hui, les tracteurs de moins de 100 ch, à commencer par Fendt, peuvent accéder à la transmission continue, synonyme de confort de travail. New Holland investit aussi cette catégorie de tracteurs compacts, en proposant un nouveau concept de la transmission à variation continue, adaptée aux puissances inférieures à 115 ch. EasyDrive met en oeuvre un variateur à poulies et à chaîne, qui pilote une boite de vitesse mécanique à trains épicycloïdaux. Une technologie relativement simple, moins gourmande en énergie et néanmoins efficace. La gamme Boomer sera la première servie par EasyDrive, avant les tracteurs spécialisés et ceux de la gamme élevage.

Le variateur à poulies et à chaîne de la transmission continue EasyDrive (Doc New Holland)

Le variateur à poulies et à chaîne de la transmission continue EasyDrive (Doc New Holland)

 

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