Travail du sol : Labour, le retour ?

Raphaël Lecocq

Les fabricants de charrues enregistrent des hausses de commandes tandis que les démonstrations de travail du sol réintègrent le labour. Epiphénomène ?

Définitivement enterré le labour ? Pas sûr. Alors que les techniques culturales simplifiées et le semis direct abondent de résultats technico-économiques toujours plus favorables sur un éventail d'espèces toujours plus large, le labour n'a pas dit son dernier mot. A en croire plusieurs constructeurs, les ventes sont orientées à la hausse. Sachant qu'en prime, beaucoup de charrues sont restées à demeure sur les exploitations, malgré la pratique des TCS, on peut en déduire que le labour regagne un peu terrain.

Herbicide n°1

Le développement de l'agriculture biologique apporte sans doute sa contribution à la tendance. La charrue reste l'herbicide n°1 en efficacité, sans rival aucun. L'agriculture conventionnelle est en proie à des problèmes de résistance tandis que les nouvelles spécialités arrivent sur le marché au compte-gouttes. L'obligation d'implanter des couverts végétaux pour couvrir en hiver les sols des zones vulnérables peut aussi faire le jeu du labour, avec la nécessité d'enfouir des résidus volumineux avant les semis suivants. Tant pis pour le stockage du carbone. Mais l'heure est peut-être venue de refaire des études économiques globales comparatives sur le coût du labour.

Dans un marché des agro-équipements relativement morne, les charrues tirent leur épingle du jeu

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