Un concours sur l’agriculture satellitaire ouvert aux jeunes agriculteurs et étudiants

Raphaël Lecocq

A l’état d’idée ou de réalisation, tout projet novateur en matière d’agriculture de précision peut mériter de concourir
Gsa

A l’initiative de l’Union européenne et soutenu par Bayer CropScience et Claas, le concours récompensera des projets et réalisations valorisant le système d’autoguidage Egnos, préfiguration du futur Galileo.

En matière de géolocalisation, l’Europe reste tributaire des satellites américains GPS et plus récemment des russes Glonass. Le GPS (Global positioning system) a été mis point au point par le département américain de la défense en 1978. Il a connu ses premières applications civiles en 1993 mais c’est en 2000 seulement que les américains cessent définitivement de crypter les signaux de positionnement émis par les satellites, garantissant ainsi la permanence du signal.  L’équivalent européen du GPS, Galileo, devrait offrir les mêmes services à compter de 2013. Le GPS permet de localiser un récepteur à la surface de la Terre en croisant des messages de position, basés sur une indication horaire, envoyés par trois satellites au minimum. La précision du positionnement peut être renforcée par l’intégration d’une station terrestre de référence, apportant une correction différentielle (DGPS). Il existe différents signaux DGPS (Egnos, HP, SF1, RTK…). Ils sont plus ou moins permanents, plus ou moins précis (2 à 50 cm), plus ou moins spécifiques d’un récepteur, plus ou moins payants.

Guidage assisté ou autoguidage

Au champ, le guidage par GPS commence toujours par un détourage préalable. Le relais est ensuite assuré par le système de guidage, assisté ou automatique. Le guidage assisté par diode ou console permet au chauffeur de corriger manuellement sa trajectoire. Quant à l’autoguidage, il décharge le chauffeur de la conduite de son automoteur, via différentes interfaces, électriques ou hydrauliques, entre la console embarquée et la direction du tracteur. La géolocalisation en agriculture est porteuse de multiples bénéfices touchant à la productivité (moindre pénibilité, vitesse et largeurs de travail optimisées, travail de nuit…), à la durabilité (gestion des manques et recouvrements, modulation  des apports…) et au confort de travail.

Récompense de 10 000 euros

Bref, tout agriculteur, quelle que soit la taille de son exploitation et son orientation technico-économique, peut y trouver des leviers potentiels de performance. Et comme la technologie est encore récente, on peut imaginer que d’autres bénéfices viendront s’ajouter à ceux déjà entrevus aujourd’hui. C’est en quelque sorte un appel à l’imagination que lance l’Union européenne, via son agence spécialisée Gsa, en organisant un concours consacré à l’agriculture pilotée par satellite. Il s’adresse aux jeunes agriculteurs et étudiants d’une quarantaine de pays du continent européen. Le premier prix est doté de 10 000 euros. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 octobre et la remise des dossiers est fixée au 31 décembre. Toutes les informations sur www.farmingbysatellite.eu.

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires