Un entraînement électrique pour la débroussailleuse E-Kastor de Rousseau

Raphaël Lecocq

L’E-Kastor et son rotor à entraînement électrique, médaille d’Argent au Sima 2017
Rousseau

Une génératrice entrainée par la prise de force anime le rotor. Si le bras reste sous commande hydraulique, la débroussailleuse s’allège en poids et en maintenance. Médaille d’Argent au Sima 2017.

L’énergie électrique s’invite de plus en plus souvent à bord des engins agricoles. Et pour cause. Comparativement à l’énergie mécanique (prise de force) et hydraulique, l’électricité a des atouts à faire valoir du point de vue du rendement énergétique, du couple (immédiat), de la gestion moteur (précision et réactivité) ou encore de l’intégration au sein des machines. Reste à finaliser la normalisation de l’interface entre le tracteur et les moteurs déportés sur les outils. Une contrainte à laquelle n’a pas été confronté Rousseau sur l’E-Kastor puisque la débroussailleuse embarque sa propre génératrice, animée par la prise de force d’un tracteur, quel qu’il soit.

Bénéfices multiples

La génératrice côtoie un moteur électrique. Chacune de ces deux entités est dotée d’un variateur de puissance, qui permet, dans le cas de la génératrice, d’adapter l’intensité aux besoins de puissance et, dans le cas du moteur, de gérer la vitesse du rotor dans une plage de fonctionnement de 0 à 4000 tours/min. Un câble resolver assure les commandes ainsi que le retour d’informations telles que la vitesse, la puissance utile ou encore la température. Cette conception fait l’économie du réservoir d’huile en usage sur les machines à moteur hydraulique. Mais elle n’élimine pas totalement les circuits hydrauliques, qui restent à l’œuvre pour actionner le bras, mais qui peuvent se contenter de l’énergie hydraulique fournie par le tracteur. Le refroidissement des composants électriques (génératrice, armoire de commande et moteur du rotor en bout de bras) est assuré par un mélange biodégradable, composé à 50/50 d’eau et de glycol. Au final, Rousseau crédite l’E-Kastor de bénéfices environnementaux (gain de rendement énergétique de 40 %, remplacement de l’huile par un mélange biodégradable), techniques (réactivité, précision) et économiques (moindres charges de maintenance), sans oublier la sécurité, avec la mise en défaut en cas d’anomalie.

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