Une conférence sur la pulvérisation au Sitevi

Raphaël Lecocq

Le traitement face par face est un passage obligé pour progresser en efficacité, à dose égale voire inférieure
Tecnoma

La pulvérisation est perfectible en vigne L’Institut français de la vigne et du vin (IFV) le prouve et propose des outils d’aide à la décision. Etat des lieux le jeudi 1er décembre à 9 h au Parc des expositions de Montpellier.

Réduire de 30 % les doses d’anti-mildiou et d’anti-oïdium en vignes étroites, au moyen d’un pulvérisateur de type pneumatique ou à jet porté, très bien réglé, doté de diffuseurs descendant dans le rang, moyennant le respect des cadences de traitement et en conditions de température et d’hygrométrie favorables ? C’est possible, et sans perte d’efficacité, ni sur feuilles ni sur grappes. C’est ce qu’ont démontré l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) et la Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire, à l’issue d’un programme expérimental baptisé Optipulvé, conduit en Bourgogne entre 2004 et 2009. En 2009 et 2010, quelques viticulteurs du vignoble, encadrés comme il se doit, l’ont appliqué à la lettre dans leurs propres parcelles, corroborant les résultats expérimentaux. C’est définitivement prouvé : l’efficacité des traitements est proportionnelle à la qualité de l’application.

Optidose et la dose homologuée

Si le programme Optipulvé met en exergue l’importance de la qualité de pulvérisation sur l’efficacité des traitements, le programme de recherche Optidose s’est quant à lui attelé à la sacro-sainte dose homologuée. En France, celle-ci est exprimée en l/ha ou kg/ ha selon les formulations. Mais dans les deux cas, il s’agit d’une dose ramenée à une unité de surface alors que la pulvérisation viticole a davantage à voir avec des volumes foliaires, éminemment variables avec le cycle végétatif, l’écartement, la largeur et la hauteur de végétation. Optidose est un outil d’aide à la décision visant à optimiser l’usage des produits phytosanitaires en fonction des risques phytosanitaires, d’un diagnostic de performance du pulvérisateur, d’une appréciation de la biomasse et des conditions de dépôts des produits de traitement. Précision importante : la réduction de dose relève de la seule responsabilité du viticulteur. A l’occasion de cette conférence, des intervenants de l’Institut français de la vigne et du vin et du Cemagref feront le point sur les derniers développements en matière de maîtrise quantitative et qualitative des applications.

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