Väderstad expérimente un Spirit en version strip-till

Raphaël Lecocq

Dans sa version strip-till, le Spirit reçoit une rangée de coutres travaillant entre 20 et 30 cm de profondeur tous les deux rangs de céréales
Väderstad

Conduite chez un agriculteur champenois, l’expérimentation est originale à plus d’un titre. Il faudra attendre la récolte pour en mesurer les éventuels bénéfices.

Jusqu’à présent, le concept de strip-till (ou travail en bandes) était appliqué à des espèces à grand écartement (maïs, tournesol, colza à 50 cm à l’extrême) et en chantier le plus souvent  décomposé, le passage du strip-till précédant le semis au minimum de quelques jours. L’expérimentation conduite par Väderstad bouscule l’ordre établi à double titre : elle s’applique à des orges de printemps positionnées dans une bande de terre fendue par un coutre de 20 cm de profondeur, au cours d’un seul et unique passage. En version classique, le semoir Spirit et ses organes de semis (doubles disques précédant un tube de descente et un roue de rappui) n’assurent aucun travail en profondeur. Quant au semoir à dents SeedHawk du même constructeur, le travail en profondeur se limite peu ou prou à la profondeur de semis.

Trois matériels comparés

Le travail réalisé par le coutre, à raison d’un rang sur deux, doit théoriquement faciliter l’enracinement de la céréale et approfondir ainsi l’horizon exploré par les radicelles pour s’alimenter en eau et en éléments fertilisants. Le coutre assure du reste le positionnement simultané d’engrais via un tube de descente. Cette variante de strip-till est testée chez un agriculteur de l’Aube sur des semis de printemps. Sur la même parcelle, une implantation avec un Spirit conventionnel ainsi qu’un semoir Rapid permettra de comparer les différentes techniques avec le rendement comme juge de paix.

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