[Video] 80.000 ha de survol pour les drones Airinov

Raphaël Lecocq

L'aile volante eBee
Airinov

La start-up et son réseau constitué de 40 opérateurs visent 100 000 ha d’ici à fin 2015. Une envolée qui passera par le développement du réseau et d’applications nouvelles, autres que le triptyque blé, colza, azote.

Réglementation : le satisfecit d’Airinov

Si les atouts techniques et économiques du drone à usage agricole sont sans équivoque, la réglementation laisse toujours planer quelques inquiétudes chez les opérateurs. En 2012, la France s’était démarquée en adoptant une législation propice à l’émergence d’une filière dédiée aux usages professionnels du drone. Les quelques cas de survols illicites placent les autorités sur le qui-vive. Les dirigeants d’Airinov sont sereins. « Avec plus de 7000 vols en six mois disséminés sur une grande partie du territoire, nous avons été aux prises avec de très nombreux interlocuteurs nationaux et locaux en charge de la réglementation de l’espace aérien, indique Romain Faroux, co-fondateur d’Airinov. Tous ont ainsi pu évaluer le sérieux d’Airinov, de nos opérateurs sur le terrain et de notre aile volante, qui a fait la preuve de sa navigabilité et de sa fiabilité, avec une dangerosité toute relative du fait de sa masse de seulement 700 g et de son impossibilité de tomber comme un poids mort. Nous n’avons aucune raison objective de craindre une durcissement de la réglementation, qui n’est déjà pas dénuée de contraintes pour l’opérateur que nous sommes ».

80 000 ha, 9 500 parcelles, 6 500 vols, 40 opérateurs : tel est le bilan d’Airinov au mitan de l’année 2015. La star-up escompte survoler 20 000 ha supplémentaires au cours du second semestre pour atteindre son objectif de 100 000 ha. L’an passé, Airinov avait assuré le survol de 20 000 ha. La montée en puissance est assurée par la constitution d’un réseau, baptisé Agridrone et rassemblant à ce jour 40 opérateurs ayant investi dans l’achat du drone et de son capteur dédié à l’observation du blé et du colza pour en optimiser la fertilisation azotée. Cette application demeure en 2015 la prestation essentielle d’Airinov, aux côtés d’observations diverses et variées (production de semences, micro-parcelles expérimentales, dégâts climatiques et dégâts de gibier, estimation de manquants en vigne…).

Orge et cultures sarclées en ligne de mire

L’aile volante eBee mise en œuvre par Airinov ne compte pas suspendre ses vols en si bon chemin.  Le blé et le colza offrent encore bien des marges de manœuvre sur le territoire national. Airinov escompte doubler en 2016 le nombre de ses opérateurs, passant ainsi de 40 à 80, en recrutant notamment des entrepreneurs de travaux agricoles rompus aux exigences de la prestation de service. Du côté des applications, le champ d’action devrait également s’élargir.

« A l’automne prochain, nous tirerons les conclusions de deux nouvelles applications en développement, confie Romain Faroux co-fondateur d’Airinov. La première concerne l’optimisation de la fertilisation azotée des orges. La seconde, est développée en partenariat avec AgroSup Dijon et des organismes stockeurs. Elle consiste à établir des cartes de préconisations pour le désherbage de cultures sarclées, intégrant des coupures de tronçons en lien avec des infestations géolocalisées ». Le développement concomitant du réseau Agridrone et des applications nourrit le cercle vertueux du développement de la start-up, à l’image de la boucle qui voir revenir l’aile volante à son point de départ après sa mission de survol automatisé.

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