Vigne : Une étude qualitative sur le travail du sol sur le rang

Raphaël Lecocq

La station Midi-Pyrénées de l'Institut français de la vigne et du vin a comparé les incidences qualitatives du travail du sol sur le rang avec le désherbage chimique, sur 3 ans et 3 sites différents. Baisse de vigueur à redouter.

La reconquête de l'entretien mécanique des sols viticoles n'est pas une sinécure, aux plans agronomique et mécanique. Si le travail de l'inter-rang est relativement aisé, moyennant certaines précautions, le défi technique posé par le travail du cordon, entre piquets et ceps, est d'une autre nature. Cependant, les solutions techniques existent et sont mises en oeuvre par un nombre croissant de viticulteurs. D'où la nécessité d'en mesurer les effets en terme qualitatif. C'est ce à quoi s'est appliquée la station Midi-Pyrénées de l'IFV, dans des parcelles de merlot (Lot), de fer servadou (81) et de duras (81).

Vigueur altérée

Pas de surprise : le fait de retravailler une zone jusqu'alors épargnée par le travail du sol porte atteinte au système racinaire qui s'y est localisé. Il s'ensuit une baisse sensible de la vigueur, qui se traduit par des baisses de rendement et une diminution du poids des bois de taille. Les degrés sont peu affectés tandis que la dégustation à l'aveugle ne permet pas de distinguer les vins issus des cordons travaillés de ceux issus des cordons désherbés. La réintégration du travail du sol sur le rang doit être graduée en fonction de divers paramètres (vigueur des souches, réserve naturelle…).

Le travail du cordon au moyen d'un intercep n'est pas toujours spectaculaire. Il a néanmoins une incidence sur la vigueur

Le travail du cordon au moyen d'un intercep n'est pas toujours spectaculaire. Il a néanmoins une incidence sur la vigueur

 

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