X-Beet, l’arracheuse frontale de Franquet

Raphaël Lecocq

L’attelage frontal est compatible avec des pneus standards
Franquet

La combinaison d’une effeuilleuse-arracheuse avant et d’une chargeuse permet de valoriser un tracteur à pneus standards, le tout à moindre frais et moindre poids. Toute menue qu’elle est, l’arracheuse-chargeuse compte marcher sur les plate-bandes des automotrices et des intégrales.

Le bâti arracheurs est équipés de socs alternatifs à gros débit

En quoi l’attelage frontal d’une effeuilleuse-arracheuse modifie-t-il la donne d’un chantier d’arrachage de betteraves ?  « En passant le bâti arracheur de l’arrière à l’avant du tracteur, on évite la monte de pneumatiques étroits nécessaires pour passer entre les rangs, répond Benjamin Vauchelet, inspecteur commercial Nord et export chez Franquet. On fait ainsi l’économie d’une monte spécifique et d’une manipulation et on évite au passage la spécialisation du tracteur pendant la campagne d’arrachage ». Cette configuration, c’est celle que l’on retrouve sur l’arracheuse-chargeuse TE7 au catalogue du constructeur. Sur la X-Beet, Franquet a basculé le bâti effeuilleur-arracheur à l’avant du tracteur, non sans apporter quelques modifications, pour ne conserver que la chargeuse à l’arrière, qui assume en prime l’intégralité du processus de nettoyage, les betteraves arrachées étant andainées entre les roues du tracteur.

La chargeuse est proposée avec deux configurations de tapis élévateurs pour terres lourdes et légères

Entre 1 et 1,5 ha/h en 6 rangs

Afin de limiter le besoin de puissance, la X-Beet a été compactée au maximum pour convenir à la plupart des relevages : 2,5 m entre le point d’attelage et l’avant de la caisse d’effeuilleuse, 3,30 m hors tout avec la grille andaineuse et les roues de jauge, pour un poids de 2700 kg en version 6 rangs. L’arracheuse reçoit  des socs alternatifs en usage sur la plupart des intégrales pour forcer le débit de chantier. A l’arrière, la chaîne de nettoyage réserve un parcours de plus de 11 m aux betteraves. Côté chargeuse, la X-Beet et sa trémie de 5 m3 seront proposées en deux configurations de chaînes élévatrices, à savoir un tapis à godets adapté aux terres légères et un double tapis synchrone ou asynchrone pour les terres lourdes. Franquet avait réalisé une pré-annonce de ce projet au Sima 2015.  Les retours positifs des visiteurs l’ont incité à se lancer dans la fabrication d’un prototype, qui sera mis à l’épreuve cet automne. « Au plan technique, nous sommes très confiants, indique Benjamin Vauchelet. Au plan commercial, nous pensons que cette la X-Beet, qui allège l’investissement et la charge au sol, tout en offrant un haut débit de chantier, est de nature à séduire betteraviers, en France comme à l’étranger ». Franquet crédite la X-Beet d’un débit de chantier compris entre 1 et 1,5 ha/h selon les conditions, moyennant un investissement de l’ordre de 150 000 euros. Le constructeur n’exclut pas des versions en 8 et 12 rangs adaptées à de gros tracteurs à poste inversé.

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