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Attaques de brebis dans les Vosges : Les bergers crient aux loups

Des bergers vosgiens sont convaincus que ce sont des loups qui ont tué une vingtaine de brebis en moins d'une semaine dans le village de montagne de Ventron, mais les autorités privilégient l'hypothèse de prédateurs canins, a-t-on appris de l'Office national de la chasse.

Aucune trace de loup n'a jusqu'alors été détectée dans les Vosges depuis plus de 80 ans, si ce n'est un cadavre découvert en janvier 1995.

Depuis jeudi dernier, l'inquiétude a saisi le village de Ventron. En trois attaques nocturnes, 21 brebis ont été tuées, par morsure à la gorge, et six blessées.

« Pour nous, c'est forcément des loups. On nous parle d'attaque de chiens, mais on les aurait forcément vus, entendus », a affirmé Patrice Munsch, le berger dont les bêtes ont subi les deux dernières attaques.

L'Office national de la chasse (ONC) des Vosges, qui s'est saisi de l'affaire, a expliqué « ne négliger aucune piste », mais a estimé que « le plus probable est que ce soit dû à des chiens ». « C'est possible que ce soient des loups, mais il faut raison garder », a insisté un porte-parole de l'ONC, alors que des prélèvements sur les brebis sont en cours, afin de comparer l'ADN des agresseurs avec ceux de chiens environnants.

Les spécialistes reconnaissent que ce type d'attaques, « très rare », est généralement le fait de lynx, hypothèse en l'état écartée. Un scientifique du Centre national d'études et de recherches appliquées sur les prédateurs et animaux déprédateurs (CNERA-PAD) s'est rendu mardi dans les Vosges pour procéder à des relevés de morsures et d'indices, notamment des excréments, poils ou empreintes.

« L'attaque typique de loup, ce sont des morsures au cou, très profondes, les os brisés, la peau en chaussette, avec de gros hématomes et gros taux de consommation, jusqu'à 10 kg par animal », a expliqué un porte-parole du CNERA-PAD. Le loup, qui avait disparu en 1937 du territoire national, s'est réimplanté depuis 1992. Il est notamment présent dans les Alpes et les Pyrénées. « Il peut se disperser et parcourir plusieurs centaines de kilomètres » a précisé le porte-parole du CNERA-PAD.

Source AFP

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