Davantage de contrôles sur la viande

Laurence Geffroy - Réussir Pâtre Mars 2012

Davantage de contrôles sur la viande
La France va pousser pour que l’origine des viandes utilisées dans les produits transformés soit mieux reconnue. © J. Diependaele/archives

Après l’affaire des lasagnes chevalines, le gouvernement a décidé de placer sous haute surveillance les acteurs de l'approvisionnement, de la transformation et de la commercialisation de la viande.

De la viande de cheval dans des lasagnes dont l’emballage indique clairement « viande de bœuf », évidemment le consommateur est floué. La filière viande n’avait pas besoin de cela, alors que la communication anti-viande prend de l’ampleur dans les médias depuis quelques années. Cette affaire de substitution qui implique de nombreux intermédiaires remet sur la table le dossier de l’étiquetage sur la provenance de la viande dans les produits transformés. Benoît Hamon, ministre de l’Économie sociale, a salué le 11 février lors d’une conférence de presse, la vitesse d’intervention de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui, en 48 heures, a identifié tous les intermédiaires et organisé le retrait de la marchandise incriminée. « Il s’agit d'une tromperie grave des consommateurs », note le ministre, ceci avant que ne soient rendues les conclusions sur la nature de cette affaire, erreur ou fraude avec intention délibérée de gagner de l'argent sur le dos des consommateurs. Benoît Hamon avait déclaré deux jours avant, le 9 février, que « cette opération relève avant tout d’une logique financière qui aurait rapporté plus de 300 000 euros ».

Des filières sous haute surveillance

D’après le ministre, les protagonistes auraient dû être alertés par « des prix plus bas que la moyenne du marché ». Il faut, pour Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, tirer les enseignements de ce qui s’est passé. « Il faut poser clairement la question de l’étiquetage. La France va pousser pour que l’origine des viandes utilisées dans les produits transformés soit mieux reconnue. » Une table ronde organisée le 11 février a réuni l’Association nationale des industries alimentaires, les commerçants en bestiaux, des représentants des abattoirs, les grandes enseignes de distribution, la Fédération nationale bovine, Interbev… L’enjeu de cette rencontre était de « renouer avec la confiance, car l’opinion française a des suspicions », notait pour sa part Guillaume Garot, ministre chargé de l’agroalimentaire, qui annonce un « renforcement des contrôles ». Les acteurs de l’approvisionnement, de la transformation et de la commercialisation de la viande et du poisson vont être sous haute surveillance toute l’année 2013, ont prévenu les ministres.

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Commentaires 1

bel jep

Tout cela n

Tout cette affaire, repose juste,car leurs marges ne seront jamais assez fortes.Quand on sait, que les prix depart viande bovine et autres, a la sortie des exploitations se situent aux tarifs des annees 1987 1990.



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