lus-agriculteurs de montagne : un destin commun à défendre

T. Boulleau

Les responsables professionnels des massifs français ont rencontré dernièrement l'Association nationale des élus de montagne (Anem).

Les négociations sur la réforme de la Pac pour la période 2014/2020 sont en cours. L'orientation de la future politique agricole européenne sera déterminante pour l'avenir des exploitations agricoles des zones de montagne. C'est pourquoi les responsables agricoles de l'ensemble des massifs montagneux de France veulent faire entendre leur voix dans ces débats. Comme cela avait été le cas pour la mise en oeuvre du bilan de santé, ils souhaitent s'appuyer sur l'ensemble des acteurs qui peuvent peser dans les discussions, et en particulier les élus des zones de montagne. Une rencontre entre ces derniers réunis au sein de l'association des élus de montagne (Anem) présidée par Vincent Descoeur et les responsables des Massifs dont la délégation était conduite par le président du Sidam (Service interdépartemental pour l'animation du Massif central), Jacques Chazalet, a donc été organisée à l'Assemblée nationale.

Préserver l'agriculture de montagne de la volatilité

Certes, les propositions actuellement en discussion à Bruxelles semblent favorables à l'agriculture de montagne et à l'élevage herbager plus généralement. Mais il s'agit de rester vigilant pour que ces orientations se concrétisent, estime la profession. De fait, les élus de la montagne et les responsables professionnels sont d'accord pour regretter l'absence de réelles propositions en matière de régularisation des marchés et de préférence communautaire. En effet, les exploitations de montagne plus que toutes autres sont sensibles à la volatilité des prix et des charges. Sur ce point, la copie doit être améliorée. Chacun s'accorde aussi à penser que la Pac mérite un budget à la hauteur des enjeux. Quant aux soutiens communautaires, les responsables professionnels ont fait part de leurs propositions concrètes pour que la future Pac soutienne les agriculteurs de manière équitable, c'est-à-dire en priorité les plus fragiles et tout particulièrement ceux qui exercent leur activité dans les zones de montagne. Le soutien aux systèmes herbagers, le couplage des soutiens des productions fragiles, le renforcement de la politique de compensation des handicaps naturels et les autres mesures du deuxième pilier ont été évoqués. Il faudra aussi que dans la future politique européenne les producteurs puissent davantage peser dans la chaîne alimentaire pour un juste retour de valeur ajoutée et qu'il soit aussi permis de mieux informer le consommateur sur la provenance des produits (Appellation d'origine protégée, Produits de Montagne, etc.). Concernant l'appellation montagne, il est demandé à ce qu'au niveau européen les produits de montagne soient pris en compte dans le même état d'esprit que ce qui a été fait en France avec un vrai pouvoir laissé aux producteurs dans la création et la répartition de la valeur ajoutée de ces produits. Une prochaine rencontre entre l'Anem et les responsables des Massifs est prévue en juin pour poursuivre le travail engagé lors de cette réunion.

Source L'Union du Cantal

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