Monlait, la marque des producteurs de montagne

Bernard Griffoul - Réussir Lait Novembre 2012

Monlait, la marque des producteurs de montagne
La marque Monlait veut se situer dans le registre de l’authenticité. © A. Conté

Lors du Sommet de l’élevage, l’association des producteurs de lait de montagne (APLM) a dévoilé le nom de la marque - Monlait - et le visuel qui identifieront les produits laitiers de montagne. Les chiffres d’adhésion donnent désormais du poids à la démarche : début octobre, 915 producteurs du Massif central (530 exploitations), près du quart de l’ensemble des éleveurs, avaient payé leur cotisation à l’association (15 euros par dix mille litres).

Plus de 70 % d’entre eux sont concentrés sur deux départements qui ne peuvent prétendre (ou sur des volumes limités) aux AOP auvergnates : l’Aveyron et la Haute-Loire. Ils représentent un potentiel de 155 millions de litres de lait. C’est déjà plus que le lait actuellement commercialisé sous la dénomination montagne. Les premiers produits en rayon début 2013 La création de la marque a été confiée à une agence de communication. Dans l’univers très concurrentiel du lait de consommation, Monlait affichera sa différence en se situant sur les registres de l’authenticité - le lait de montagne - et de l’acte d’achat responsable - le lait des producteurs. Elle « racontera au consommateur l’aventure » de ces producteurs de montagne qui ont décidé de commercialiser eux-mêmes leur lait.
Les premiers produits Monlait devraient apparaître dans les rayons des magasins en début d’année prochaine.

Deux entreprises sont engagées pour l’instant dans la démarche, Terra Lacta sur du lait de consommation et Sodiaal sur une tomme de montagne. Des contacts très positifs ont été pris avec certains distributeurs, par l’entregent des entreprises, notamment avec Carrefour. L’APLM est reconnue comme un « opérateur économique crédible », assure Jacques Chazalet, un des administrateurs de l’association. Une opération commerciale sera lancée dans un premier temps dans le Massif central avec l’opérateur historique du lait de consommation montagne. Reste cependant à « discuter de la plus-value », le nerf de la démarche.

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