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Toujours du grand gibier en nombre pour l’ouverture de la chasse, dimanche

Renaud Saint-André

Après l’ouverture anticipée de la chasse au sanglier et au chevreuil, dimanche verra l’ouverture générale à bien d’autres espèces. La fédération des chasseurs dresse l’état des lieux.

Dimanche 8 septembre, c’est l’ouverture générale de la chasse(1). Un jour attendu par 8 000 Cantaliens et bien d’autres chasseurs pour qui le département est particulièrement attractif, notamment en raison de la présence sur le territoire de toutes les espèces chassables de grands gibiers. D’autant qu’une nouvelle fois, le plan de chasse prévoit des attributions revues à la hausse, comme le confirme le président de la fédération départementale des chasseurs, Jean-Pierre Picard. 

Un peu moins de sangliers

Alors que depuis l’an dernier la chasse au sanglier profite d’une ouverture anticipée au 1er juillet, le tableau est plutôt en baisse en termes de réalisations. Certes, depuis 2010, la barre des 2 000 sangliers est largement dépassée (avec 2 646 affichés au tableau de chasse de 2011), mais la tendance semble désormais à la stabilité, avec 2 371 sangliers abattus en 2012-2013 et un nombre bien moindre de dossiers pour indemnisation de dégâts : sur les 41 dossiers déclarés au 26 août de cette année, 22 sont liés aux dégâts de cervidés. Pour la saison précédente, au 30 juin 2013, 271 dossiers ont été déclarés. Chez le chevreuil, même si certains territoires semblent encore fragiles, l’espèce semble maintenant revenue à la normale dans la majorité des communes du département. “Depuis le redressement des effectifs, le taux de réalisation est excellent”, commente Jean-Pierre Picard, qui précise que le plan de chasse est élaboré en collaboration avec les agriculteurs et les forestiers. Pour cette saison, depuis l’ouverture anticipée, ce sont 4 773 bracelets qui sont attribués (4 524 la saison précédente). 

De gauche à droite : Jean Nicolaudie, directeur ; Jean-Pierre Picard, président ; Didier Lamberet, chef du service technique.

Toujours autant de cervidés

Cerfs et biches, présents sur plus de la moitié des communes, ne pourront être tirés qu’à partir du 19 octobre. En progression constante depuis plus de 20 ans, le seuil des 2 000 attributions est cette fois franchi avec 2 122 inscrits cette année au plan de chasse (pour 1 970 l’an passé) ; ce qui classe le Cantal sixième ou septième au niveau national. “Même si elles semblent élevées, ces attributions sont nécessaires en raison des intérêts économiques des différents partenaires”, souligne la Fédération. Il s’agit en effet de maîtriser l’impact des grands cervidés sur les peuplements forestiers et les cultures. En revanche, la quasi-unanimité des chasseurs sont opposés à tirer le cerf au moment du brâme. La chasse aux cerfs et biches ne se fait que du 19 octobre au 28 février, tant à l’approche qu’en battue.  Pour le mouflon et le chamois, les comptages réalisés au printemps font état respectivement de 560 et 654 individus. Il s’agit pour le chamois de l’effectif maximum jamais recensé. Les plans de chasse 2013-2014 ont délivré 226 chamois et 195 mouflons, avec un effort particulier de prélèvement du mouflon autour du Puy-Violent, l’espèce connaissant une dynamique de population qui inquiète les agriculteurs de ce secteur. Pour le chamois, Didier Lamberet, technicien, révèle que le comportement du  jeune adulte le pousse à parcourir quelques kilomètres et que l’on a la certitude que les peuplements du Sancy mais aussi ceux de la Loire (!) proviennent bien du Cantal.  

Un petit gibier qui souffre

La fin d’hiver tardive et froide, suivie d’un printemps frais et très humide puis d’un été orageux, n’ont pas facilité la reproduction du petit gibier. De fait, le nombre de perdrix est en nette baisse et peu de faisans ont été observés ce printemps. Les observations du lièvre, essentiellement réalisées au moment des récoltes agricoles, sont tardives pour la saison. S’il semble que les situations soient très hétérogènes selon les secteurs, seule l’ouverture de la chasse constituera un baromètre fiable pour 2013. La saison passée, 2 551 lèvres avaient été tirés, contre près de 3 200 un an plus tôt. Toujours peu de lapins, victimes de maladies ; “et la constitution d’une garenne est bien plus longue que l’imagerie populaire”, précise Didier Lamberet. Les conditions de reproduction de la bécasse sont jugées en revanche très satisfaisantes par le réseau de l’ONCFS qui rentre de Russie où les conditions météo étaient meilleures que chez nous. De beaux arrivages de bécassines sont également déjà signalées dans le nord de la France et jusque dans le Cantal. Ce n’est pas le cas de la caille des blés, avec peu d’oiseaux repérés. Bonnes nichées du pigeon ramier, une espèce en voie de sédentarisation. Belles nichées également du canard. Chez les nuisibles, la Fédération départementale souligne que les populations de renards sont toujours très présentes, notamment en Planèze et sur Aurillac-Châtaigneraie. Quant au blaireau, ses nombreux impacts - sur le maïs et les céréales - sont signalés sur l’ensemble du département.  Jean Nicolaudie, directeur de la Fédération des chasseurs, rappelle enfin que la chasse à tir de toutes espèces est interdite le vendredi de chaque semaine (sauf fériés).
(1) La chasse à l’affût ou à l’approche était ouverte pour le chevreuil depuis le 1er juillet, ainsi que la chasse au sanglier en battue.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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