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Les hors-cadres familiaux, créateurs d’activités agricoles

François Thabuis, éleveur bovin lait et caprin en Haute-Savoie, élu président des Jeunes Agriculteurs le 6 juin 2012 est lui-même un hors-cadre familial. © Paula Boyer

Réussir Pâtre

08/08/13
Social-Emploi

Les hors-cadres familiaux, créateurs d’activités agricoles

La population des hors-cadres familiaux est peu connue. Les Jeunes agriculteurs, en association avec le réseau rural français, ont mené une enquête…

Souvent, ils ne viennent pas du monde agricole, mais ils ont pourtant la passion chevillée au corps. Beaucoup ont des projets mais certains n’aboutissent pas toujours. On les appelle les hors-cadres familiaux. Ce sont de jeunes agriculteurs (moins de 40 ans) qui s’installent sur des terres qui n’appartiennent pas à leur famille et sont : soit complètement étrangers au milieu agricole ou soit enfant d’agriculteurs mais ils ne s’installent pas sur les terres de leur parents.
Le syndicat Jeunes agriculteurs a tenté de dresser leurs portraits grâce à une enquête menée avec le Réseau rural français auprès de 230 agriculteurs hors cadre familiaux souhaitant s’installer, en cours d’installation ou déjà installés.

Des diplômés dont 63 % privilégient l’agriculture biologique

Souvent, ils ne connaissent rien à l’agriculture avant de penser leur projet ; 66 % d’entre eux possèdent un diplôme non agricole supérieur au bac. Leur production favorite reste le maraîchage suivi des grandes cultures et des bovins viande mais les hors-cadres concernent la moitié des installations en ovin. Seulement 4,4 % des sondés souhaitent s’orienter vers des productions plus atypiques comme l’élevage canin, la chèvre angora, l’ânesse…
Un résultat qui va au contraire des idées reçues, car le monde agricole s’imagine souvent que les hors-cadres familiaux sont de doux rêveurs. Les jeunes interrogés ont souvent beaucoup réfléchi à la commercialisation de leur produit ou aux modes de productions. Plus de la moitié d’entre eux (58 %) préfèrent le circuit court, un tiers veulent un atelier de transformation et/ou un point de vente sur leur future exploitation et 63 % privilégient l’agriculture biologique.
Un projet d’installation implique forcément le conjoint, plus de 35 % de ces derniers ont de l’appréhension quant à ce projet mais dans 40 % des cas, le conjoint souhaite travailler sur l’exploitation. Le plus compliqué pour un « hors-cadre familial », c’est de trouver des terres et même un logement dans les régions très touristiques. 65 % d’entre eux déclarent pourtant avoir acquis leur foncier seul et seulement 8 % ont eu recours à une société foncière. Ces agriculteurs s’installent le plus souvent seul (pour deux tiers d’entre eux) et ne reprennent que rarement des exploitations (34 % des cas). Concernant les aides, plus de 70 % d’entre eux ont bénéficié de la DJA et des prêts bonifiés.

Dans la Drôme, les candidats testent leur projet grandeur nature

Pour accompagner ces jeunes agriculteurs, des initiatives ont été mises en place dans certains départements. Comme en Saône-et-Loire où une formation permet de faire évoluer une idée en un projet concret d’installation. « Parfois certains abandonnent leur projet car ils se rendent compte qu’il n’est pas viable. C’est mieux ainsi plutôt que de les envoyer au casse-pipe », fait remarquer Joël Clergue en charge du dossier installation au syndicat Jeunes agriculteurs. En Provence, on accompagne des porteurs de projets aux pratiques alternatives (consommation énergétique, techniques de productions, etc.). Dans la Drôme, une pépinière offre la possibilité aux candidats à l’installation de tester leur projet grandeur nature. Des initiatives qui sont souvent des gages de réussite. François Thabuis, le président des Jeunes agriculteurs fait partie de la catégorie « hors-cadre familiaux ». Fils d’une enseignante et d’un éducateur, il s’est installé en 2004 en Haute-Savoie avec une dizaine de vaches laitières. Aujourd’hui, ils sont trois associés en Gaec produisant du reblochon transformé à la ferme avec un atelier caprin et un gîte à la ferme. « Nous avons la chance dans ce pays d’avoir une vraie structure pour l’installation, beaucoup de nos voisins européens nous l’envient », fait-il remarquer.

Actuagri

Réussir Pâtre Juin-Juillet 2013
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Commentaires2

  • Posté le samedi 10 août 2013

    emerson
    c'est assez incomprehensible HCF ou pas qu'il y ait autant d'aides a l'installation ...aucun secteur ne donne autant d'aides pour des installations, c'est quand meme une situation unique , non sauf a en etre l'heritier dans aucun secteur on ne peux reprendre de si gros capitaux si jeunes
  • Posté le vendredi 09 août 2013

    geo
    Un article très bien fait qui tente de mettre à mal les idées reçues sur les HCF. Ils représentent plus d'un étudient sur deux dans les lycées agricoles; ce qui prouve bien qu'ils étudient avant de se lancer. L'avantage qu'ils ont sur un agriculteur cadre familial réside sûrement dans le fait qu'ils ne connaissent pas parfaitement le quotidien du métier. Ils ont par conséquent une motivation bien supérieure, d'autant plus qu'ils ne partent de rien (si ce n'est un petit appui financier des parents dans certains cas même s'il reste bien inférieur à celui que peut mettre un agriculteur pour son fils).
    Le fait d'avoir un HCF à la tête des JA fera peut-être prendre conscience qu'il faudra absolument les prendre en compte dans l'avenir de l'agriculture française (1/3 des installations aujourd'hui!) et repenser un système d'aides à l'installation qui ne leur est pas favorable.

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