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MSA Mayenne Orne Sarthe

26/05/14
Social-Emploi

MSA : Risque phytosanitaire : préserver sa santé

L’évaluation du risque phytosanitaire ne peut se raisonner que de façon globale, de l’amont à l’aval du chantier de traitement. Le port d’un équipement de protection individuel (EPI) atténue mais ne supprime pas le risque de contamination lié à la dangerosité du produit. Quelques règles limitent les risques.

Cinq idées fortes pour se protéger efficacement

1 - S’assurer d’avoir un matériel bien réglé et bien entretenu

Combien d’agriculteurs sont obligés d’intervenir en cours de traitement pour déboucher une buse ? S’ils soufflent dans celle-ci, ils peuvent se contaminer et, dans tous les cas, marchant dans la culture traitée, ils contamineront la cabine, leurs vêtements...

Un matériel bien réglé entraîne moins de dysfonctionnements, donc moins d’interventions sur le pulvérisateur et de fait moins de possibilités de contamination.

2 - Choisir un équipement de protection individuel (EPI) adapté

L’EPI ne supprime pas le risque, c’est une barrière ultime de protection. Les utilisateurs de produits phytosanitaires refusent souvent de porter les EPI car, selon eux, ils sont mal adaptés (trop grands, trop lourds, trop chauds…) et quel que soit le produit utilisé, ils pensent qu’il faut porter l’ensemble de l’EPI (bottes, combinaison, masque, gants). Or, l’EPI est à adapter en fonction du mode d’application du produit, de la morphologie de l’applicateur pas d’accord, de la formulation du produit, de son mode de pénétration. Par exemple, avec un produit irritant pour les yeux R36, les lunettes sont à privilégier.

3 – Adopter une hygiène rigoureuse

L’hygiène est le facteur essentiel pour éviter les contaminations durant tout le traitement. Il est indispensable de se laver les mains à chaque étape, ne pas manger et fumer pendant le chantier… La contamination survient notamment quand les EPI sont enlevés de manière imparfaite ou réutilisés alors qu’ils sont souillés. L’applicateur doit adopter des comportements qui doivent devenir des réflexes : laver les gants avant de les enlever, se doucher après chaque traitement, laver systématiquement après le traitement les EPI réutilisables… Pour cela, des procédures d’habillage mais aussi de déshabillage sont à respecter.

4 – Avoir conscience du risque en fonction des zones traitées

L’opérateur occupe durant une journée de traitement plusieurs postes de travail différents, chacun se déroulant dans une zone distincte quant aux risques de contamination. Trois zones sont à distinguer :

  • une zone à faible risque (cabine du tracteur quand elle est propre, étanche, filtrée et ventilée),
  • une zone à risque élevé dans laquelle l’agriculteur est en contact direct avec le produit (préparation de la bouillie, intervention sur le pulvérisateur au champ),
  • une zone à risque modéré (environnement immédiat du pulvérisateur).

Cette prise de conscience aide à mieux gérer le port des EPI.

5 - Attention aux contaminations passives.

Les intoxications n’ont pas lieu que lors du chantier de traitement. D’autres personnes peuvent être contaminées sans même s’en douter. Il est conseillé à tout individu devant entrer sur une parcelle après traitement de respecter les délais de rentrée, d’intégrer cette possibilité de contamination lors du travail en co-activité (travail en équipe, travail à proximité sur une parcelle voisine) et de mettre l’accent sur le nettoyage du matériel de pulvérisation dès la fin du traitement.


Signalez toute intoxication à Phyt' attitude au 0800 887 887.

Phyt’Attitude est un numéro vert permettant aux utilisateurs de phytosanitaires de signaler tout incident lié à l’utilisation de ces produits. Ce dispositif représente un outil majeur de connaissance des effets des phytosanitaires sur l’homme. Il permet également de repérer les produits les plus fréquemment mis en cause.

Tous les symptômes sont à signaler, qu'ils soient :

  • survenus au contact direct de produits phytosanitaires ou d’une culture traitée,
  • nouveaux ou habituels,
  • et ce, quelle que soit leur importance.

Toute personne intoxiquée en situation de travail peut téléphoner : préparateur, applicateur de produits phytosanitaires, nettoyeur de matériel ou personne travaillant dans des cultures récemment traitées.


Christophe AVRANCHE
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