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Le Réseau Cerfrance

16/07/14
Social-Emploi

Poursuivre pour ceux qui restent

1996, après une période d’apprentissage, Christophe rejoint Henry au sein du GAEC des Pépinières du Velay. 1998, Henry et Christophe diversifient leur activité en créant la société Jardin Nature du Velay spécialisée dans la création et l’entretien d’espaces verts. Octobre 2002, à 29 ans, Christophe décède brutalement, mettant fin à une histoire professionnelle commencée depuis peu !

Daniel Causse : Henry, pouvez-vous nous repréciser le contexte de l’époque ?

Henry Massard : J’ai fondé, il y a bien longtemps, avec mon père et mon frère, le GAEC des épinières du Velay. Mon frère est sorti, quelques années plus tard, désireux de gérer individuellement son entreprise, puis mon père, plus tard, pour faire valoir ses droits à la retraite. à l’époque, je souhaitais trouver de nouveaux associés pour pérenniser l’entreprise. Christophe, en apprentissage chez nous pendant deux ans, nous a vite paru, à Pascale, mon épouse et moi, tout à fait mûr pour s’associer avec nous ; ce qui fut fait en 1996.

Ce jeune de 23 ans nous a apporté son dynamisme et a permis de restructurer, puis de développer l’entreprise.


Quels projets avez-vous entrepris ?

La sécheresse de 1997 a freiné nos ardeurs. Nous disposions, à l’époque, d’une pépinière forestière (30 % de notre chiffre d’affaires). Faute de vente pendant une saison, nous avons été obligés de la stopper. Nous avons, à la place, créé, avec Christophe, une société de création et d’entretien d’espaces verts. En plus cette activité nous a permis de conserver l’ensemble de nos salariés permanents.


De 1997 à 2002, vos entreprises ont prospéré.

Si le GAEC devait poursuivre sa restructuration, pour la SARL Jardin Nature du Velay, il s’agissait de développer sa clientèle et son activité. Nous avions deux salariés permanents, David et Rodolphe, qui nous ont permis de réaliser rapidement des chantiers. Pour ma part, j’étais plus centré sur la conception des espaces verts, Christophe était en charge de la relation clients lors de la réalisation des chantiers. Rodolphe et David en étaient les réalisateurs.


Comment avez-vous abordé les suites du décès de Christophe ?

Pour l’entreprise, tout d’abord. Avec Pascale, nous avons vécu une période très difficile. Outre les relations personnelles que nous avions tissées avec Christophe, sa disparition nous a mis en face de choix drastiques. La création de la SARL avait permis de trouver une place pour chaque dirigeant, un revenu pour tous. Avec Pascale, nous ne pouvions pas envisager de poursuivre seuls ce que nous avions entrepris avec Christophe.

Mais, la SARL était en plein développement, nous ne pouvions nous résigner à l’arrêter. Nous avions embauché deux salariés, nous avions vraiment besoin de partager les responsabilités et les revenus. à cela il fallait ajouter le fait que l’apport en capital de Christophe avait intégralement servi à faire des investissements importants (bâtiment de stockage, matériel, besoin en fonds de roulement) et nous devions maintenant racheter sa part, sans liquidités personnelles.


Et pour la famille de Christophe ?

Christophe était en couple, venait de construire une maison avec sa compagne. Ce sont ses parents et sa sœur qui ont hérité. Ce fut une période compliquée sur leur plan familial, mais leur attitude vis-à-vis des entreprises a toujours été très loyale. Nous avons pu régler les droits sociaux, conformément à ce qui était prévu dans les statuts.

Si je comprends bien, vous avez voulu continuer sur les deux activités.

En effet, l’idée de licencier du personnel, de liquider une activité, nous paraissait un immense gâchis et nous avons proposé à nos salariés permanents du GAEC, de devenir associés. Marie-Pierre est entrée en 2004.

Selon quelles modalités pratiques ?

Nous avons, tout d’abord, demandé une dérogation, au Comité Départemental d’Agrément des GAEC de la Haute-Loire, pour autoriser temporairement Pascale, mon épouse à me rejoindre dans le GAEC en rachetant les parts de Christophe. Puis, Marie-Pierre bénéficiaire de la DJA nous a racheté des parts sociales ce qui nous a permis d’injecter un peu de trésorerie dans le GAEC pour le relancer. Parallèlement, nous avons imaginé la même solution pour la SARL Jardin Nature du Velay, et les deux salariés permanents sont devenus associés co-gérants.

Quel regard portez-vous sur ce cheminement ?

Retraité, mais salarié de l’entreprise depuis un an, je suis heureux de constater que les jeunes ont su prendre le relais. Marie-Pierre et Pascale ont accueilli Salomé comme nouvelle associée du GAEC et l’entreprise poursuivra son activité pendant, j’espère, de nombreuses années. Salomé a acheté ses parts sociales dans le cadre de son installation. Nous devrons, néanmoins, contractualiser rapidement les mises à disposition des locaux (bureaux, garages dont je suis propriétaire). L’épreuve subie lors du décès de Christophe nous a confortés dans l’idée qu’il fallait poursuivre pour nous, pour nos salariés, pour le territoire.


Gérer pour Gagner, Daniel Causse, Expert-Comptable
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