AOC Anjou : jugement mercredi pour un vigneron bio

AOC Anjou : jugement mercredi pour un vigneron bio
Olivier Cousin est accusé d'avoir utilisé à tord l'AOC ANJOU

Le tribunal correctionnel d'Angers rendra son délibéré mercredi dans l'affaire d'un vigneron biodynamiste, Olivier Cousin, qui avait commercialisé des vins mentionnant le mot Anjou, réservé à l'appellation d'origine dont il s'est affranchi.

Une amende de 5.000 euros avec sursis avait été requise contre lui, lors de l'audience tenue le 5 mars dernier. 

"La question de la qualité du vin n'est pas au coeur de ce procès. L'intéressé reconnaît les faits mais en rupture totale avec les règlementations et les instituts qui les défendent. Il y a une question d'autorité. Aujourd'hui, la République française nous dit l'Anjou, c'est l'AOC. C'est comme ça", avait expliqué le vice-procureur de la République d'Angers, Christophe Valissant, en laissant libre les juges d'assortir de 3.000 à 6.000 euros de contraventions la peine demandée. 

Quatrième génération d'une lignée de vignerons angevins installés à Martigné-Briand (Maine-et-Loire), au sud d'Angers, Olivier Cousin exploite 4,5 hectares de vigne en biodynamie, sans tracteur (il travaille avec des chevaux de trait) et commercialise plus de la moitié de sa production à l'étranger, où il est référencé par de grands cavistes et restaurants. Opposé publiquement aux "dérives", selon lui, des cahiers des charges de l'AOC Anjou, il s'en est affranchi en 2005, en commercialisant sa production en vins de table mais en conservant quelques éléments d'identification, dont les mots "Anjou" et "domaine", réservés à l'appellation.

Source AFP

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Commentaires 1

Boustifaille

Tout le monde connaît les méthodes pro industrielle de l inao ds tous les domaines. La on va encore plus loin on interdit à quelqu un qui habite l Anjou d en utiliser le nom tout ça parce qu on a privatisé le nom et de quel droit peux t on s octroyer le nom d une région naturelle

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