Bonnes pratiques phytosanitaires : Quelques conseils pleins de bon sens

Ludovic Vimond

Dans sa cabine bien isolée, le conducteur n'est pas forcément à son aise. Même si les meilleures heures pour traiter sont matinales ou tardives, le conducteur peut être amené à travailler à des heures où le poste de conduite se transforme rapidement en serre et où l'atmosphère devient étouffante. “ On rencontre encore trop souvent des viticulteurs qui pulvérisent avec la cabine ouverte, souligne Jean-Paul Larrat. Non seulement l'atmosphère en cabine n'est pas saine, mais le poste de conduite est aussi souillé et dangereux à chaque fois que le chauffeur s'installe au volant. Une cabine fermée freine beaucoup plus qu'un filtre inefficace. ” C'est pourquoi une ventilation fraîche permet d'améliorer l'ambiance, d'autant plus si elle est couplée d'une climatisation. Sur cet équipement, un contrôle annuel permet d'éviter les mauvaises surprises au plus fort de la saison.
Le responsable de l'observatoire des risques des métiers insiste également sur l'exclusion de la cabine des tenues servant à la manipulation des phytos : les résidus tombent en effet sur le plancher et peuvent être mis en suspension à chaque fois que le conducteur monte en cabine.
De même, après la pulvérisation, le nettoyage du tracteur et du pulvé permet de limiter les risques d'inhalation d'éléments toxiques.

Sauter plusieurs rangs entre chaque passage laisse le temps aux particules de se déposer au sol et limite l'encrassement du tracteur (ou de l'automoteur) et des filtres. (L. Vimond)

Sauter plusieurs rangs entre chaque passage laisse le temps aux particules de se déposer au sol et limite l'encrassement du tracteur (ou de l'automoteur) et des filtres. (L. Vimond)

Source Réussir Vigne Avril 2010

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